Un avocat proche de l`ex-chef rebelle ivoirien, Ibrahim Coulibaly, dit "IB", jugé à Paris pour la préparation présumée d`un coup d`Etat en Côte d`Ivoire en 2003, a réfuté hier, avoir fomenté une action violente contre le président Laurent Gbagbo. Me Mamadou Diomandé et 12 autres prévenus, dont M. Coulibaly qui est absent, sont jugés depuis le 10 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir, selon l`accusation, directement organisé ou apporté leur complicité à un "projet d`élimination physique du président de la République ivoirien" Laurent Gbagbo. Cet avocat du barreau de Saint-Nazaire (France), membre du Mouvement patriotique de Côte d`Ivoire (MPCI) d`Ibrahim Coulibaly, a expliqué qu`il militait politiquement pour un départ de Laurent Gbagbo. "Je mène un combat pour que ce monsieur quitte le pouvoir en Côte d`Ivoire mais certainement pas par les armes", a insisté le prévenu. Il a nié avoir participé à une opération consistant à recruter d`anciens légionnaires afin qu`ils mènent un coup de force contre Laurent Gbagbo en août 2003. "Ibrahim Coulibaly a déjà fait un coup d`Etat en Côte d`Ivoire en 1999 puis en a tenté un autre, en 2002. Pourquoi venir chercher des mercenaires en France ?", a demandé Me Diomandé. Certains des mercenaires présumés ont reconnu au cours des débats que l`objectif de leur mission était de "tuer" Laurent Gbagbo. "Ils ne l`ont pas entendu de ma bouche", a certifié Mamadou Diomandé. Ibrahim Coulibaly a déclaré le 11 mars, à l`AFP qu`il n`irait pas s`expliquer au procès, ajoutant qu`il n`avait jamais tenté de recruter des mercenaires.
Le procès est prévu jusqu`au 2 avril avec un réquisitoire le 31 mars.
L`ancien chef rebelle Ibrahima Coulibaly est poursuivi par la Justice française depuis 2003 pour recrutement de mercenaires en vue d`un coup d`état en Côte d`Ivoire