« Citoyenneté et nationalité dans l’espace UEMOA » tel est le thème d’un colloque international ouvert, hier, au Plateau par le Centre national de la non violence et la culture démocratique, structure interne du Mouvement ivoirien des droits humains. Thème d’autant plusd’actualité que, selon Guéi François, Directeur des droits de l’homme au ministère de la Justice, « la question identitaire est bel et bien l’une des causes de la grande crise que traverse la Côte d’Ivoire ». Aussi, va-t-il de soi que les conclusions du présent colloque contribuent à l’édification d’une société citoyenne et démocratique, à en croire Baba Diaby, directeur du CNVD. Pour ce faire, selon toujours M. Diaby, « le colloque devra faire sienne «une approche globale et intégrée du concept de citoyenneté ». Ainsi, pour mieux traiter le thème, trois ateliers ont été prévus, dont celui relatif au mécanisme d’attribution et d’acquisition de la nationalité ivoirienne. Quant à Me Traoré Drissa, il a saisi l’occasion, en sa qualité de président en exercice du MIDH pour rappeler le concours de son ONG à la résolution de la question de la citoyenneté en Côte d’Ivoire. C’est Kalilou Traoré, directeur du cabinet et représentant du ministre de l’intégration africaine qui a clos le chapitre des interventions de la cérémonie d’ouverture du colloque. Celui-ci a affirmé que la notion de citoyenneté fait l’objet d’une perception trop controversée. Cela, du fait que l’étranger est généralement perçu comme l’envahisseur. Aussi, a-t-il exprimé les attentes au plan interne et communautaire des conclusions du présent colloque. Lesquelles attentes vont, a-t-il dit, contribuer à booster le processus d’intégrations sous-régionales. Notons que plusieurs ONG de droits de l’homme en Côte d’Ivoire (LIDHO, APDH…) des pays tels que le Burkina, le Mali, Mauritanie, des personnalités politiques ont honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de ce colloque.
Ibrahima B. Kamgaté