de Abidjan.net par KS
Djédjé Bagnon Joachim, délégué communal PDCI de Yopougon, président du comité d`organisation, photographié le mercredi 26 mars 2008
Joachim Djédjé Bagnon ne dort plus, le président du comité d`organisation de la visite du Président Bédié à Yopougon est au four et au moulin depuis plusieurs semaines pour faire de ce rendez-vous un grand succès populaire. A 48 heures de l`évènement, "Le Nouveau Réveil" l`a rencontré et le moins que l`on puisse dire, c`est que Djédjé Bagnon est rempli d`optimisme et d`enthousiasme. Interview.
M. Djédjé Bagnon, vous êtes le président du comité d`organisation. Le Président Bédié sera à Yopougon le samedi 29 mars. A quarante huit heures de cet évènement, est-ce qu`on peut être optimiste du point de vue de la mobilisation ?
Merci, comme prévu, le Président Bédié sera effectivement à Yopougon le 29 mars 2008 à 10h, au complexe sportif de Yopougon où il sera accueilli par les militants du PDCI-RDA, les sympathisants et les autres amis et frères qui viendront l`accueillir. Je voudrais vous rassurer que le Président Bédié, son nom seul suffit à la population de Yopougon pour sortir massivement ce week-end. Je peux donc vous rassurer. Ce que nous avons entrepris, depuis le début, doit être couronné par un succès populaire. Oui, 48 heures avant l`arrivée du président Bédié, vous me posez la question si je suis optimiste. Oui naturellement. Je suis venu pour parler. Notre philosophie politique, c`est le rassemblement, la fraternité, à plus forte raison si le leader Henri Konan Bédié se déplace et le président du comité d`organisation ne peut pas être pessimiste. Vous savez que le PDCI est le plus grand parti de la Côte d`Ivoire. Le PDCI est implanté partout et surtout à Yopougon. A Yopougon, le PDCI n`a jamais perdu d`élection si ce n`est en 2000 où les élections ont été organisées et gagnées d`une manière calamiteuse. Cela veut dire que nous sommes majoritaires. C`est pourquoi je suis heureux de conduire cette équipe, des hommes mûrs, responsables que sont les délégués. Les gens qui connaissent le terrain. Les recoins de Yopougon nous appartiennent. Nous savons où sont nos militants. En tout cas, j`invite la presse nationale et internationale à venir voir ce qui va se passer le 29 mars au stade municipal de Yopougon . Je dirai même l`échantillon. Ce stade-là ne peut pas contenir les militants du PDCI-RDA. Samedi le complexe de yopougon risque de refuser du monde.
M. le délégué, aujourd`hui, quel est l`état d`esprit de vos militants. Samedi qu`est-ce qui va se passer, qu`est-ce qu`on va voir au complexe sportif de Yopougon ?
L`état d`esprit de nos militants, je vous avoue que jusque-là, les militants se posent encore la question. Est-ce que le Président va venir ? Vous comprenez, l`état d`esprit, c`est la nostalgie. Les gens veulent le voir et ils sont pressés. Donc les militants sont mobilisés. Vous dites qu`est-ce qu`on va voir ? Ce que vous allez voir, ce sont des milliers de militants du PDCI-RDA. Ils veulent écouter, ils veulent entendre leur leader, le Président Bédié. A chaque fois qu`il parle, ça rassure davantage nos militants. Ils ont entendu le Président Bédié parler à Dabou, il l`ont écouté, il a parlé à Koumassi également, à Bocanda, ils l`ont entendu. Mais, ce qui les a marqués le plus et qui fait l`engouement aujourd`hui, c`est le discours que le Président Bédié a prononcé à Koumassi et qui a été pris en compte par la communauté internationale dans sa quasi-totalité. Cette fois-ci, ils ont soif. Ils sont pressés de voir le Président Bédié, parce qu`il ya longtemps que yopougon attend cet évenement . M. le président, il y a Yopougon qui est quand même une commune symbole, dit-on, pour certains partis qui disent y être vraiment majoritaires. C`est quand même un enjeu de taille pour le PDCI de gagner la bataille de Yopougon au niveau de la mobilisation ?
Ecoutez, beaucoup de personnes croient qu`elles sont majoritaires à Yopougon c`est ce que vous voulez dire ? Mais, c`est leur droit de le dire. On ne peut pas empêcher quelqu`un de rêver. Vous pouvez tout faire, mais vous ne pouvez pas empêcher le dormeur de rêver. Il y en a qui rêvent aussi parfois débout. C`est ce qui se passe. Sur quoi ils se basent pour dire qu`à Yopougon, ils sont majoritaires ? Qu`ils me fassent au moins la lecture. Je voudrais faire une précision, je voudrais vous parler. Parce que vous êtes des journalistes, vous êtes en même temps des citoyens, vous faites des analyses politiques. Les élections dernières, on comptait déjà 345.000 électeurs inscrits régulièrement à Yopougon. Je fais une analyse politique. Il y a un parti au pouvoir, il y a un autre parti dans l`opposition. Après les élections présidentielles, 345.000 électeurs s`engagent à aller encore exprimer leur liberté. Le FPI ne récolte comme voix que 42.000, le RDR 30.000 voix, le PDCI qui était décapité sans patron, sort avec 19.000 voix. Au total, sur 345.000 électeurs inscrits régulièrement, nous avons à peine 100.000 électeurs qui sont sortis. Dans ce cas précis, la sanction appartient à qui ? Parce que tu sais les militants PDCI sont restés chez eux. Faites la différence entre 345.000, il y a à peine 84.000. Ce sont les militants de l`opposition qui sont restés à la maison qui n`ont pas voulu sortir. Comment un homme politique avéré peut prendre un tel résultat, pour dire qu`il est majoritaire ? Quand on a gagné les présidentielles, les militants sont tous contents, ils sont pressés, ils veulent aller exprimer leur joie. Donc ils ressentent un engouement parce qu`on a la force. Là, on sort beaucoup, on n`a pas de raison, et que 42.000 voix sur 747.000 électeurs, et puis après vous dites vous êtes majoritaires. Monsieur le délégué, est-ce qu`aujourd`hui, toutes les dispositions pratiques ont été prises pour le succès de ce meeting ?
Merci, vous savez, toutes les organisations ne sont jamais parfaites parce que nous sommes des êtres humains. Il peut y avoir des petits ratés. En ce qui me concerne, je peux vous dire que toutes les dispositions ont été prises pour que ce soit une réussite totale. Est-ce que vous pouvez nous confirmer qu`à l`issue du passage du Président Bédié, on va sentir un PDCI nouveau, requinqué et remobilisé à Yopougon ?
Merci, mais je peux vous répondre positivement. Je l`ai dit il n`y a pas encore cinq jours, quand vous étiez avec le secrétaire général Djédjé Mady, et j`ai l`habitude de le dire d`ailleurs. Et je dis que le Président Bédié, en nommant les délégués, a tenu compte de la dimension des communes en Côte d`Ivoire et selon les configurations, il a nommé des délégués. A Yopougon, le plus jeune des délégués, c`est Adama Karamoko. Il est à la retraite mais c`est le plus jeune. Tous les autres, nous sommes d`un certain âge. Si nous ne voulons pas la réussite du PDCI, ce n`est pas à notre âge-là, on serait parti déjà de là. Donc notre premier souci, c`est dans la cohésion qu`on doit gagner. Il faut que le PDCI gagne. Tout un chacun de nous est habité par cet esprit. A partir de ce moment où c`est l`intérêt qu`il faut mettre en avant, il n`y a plus d`orgueil personnel. Il n`y a pas d`amour personnel. Le PDCI sera vraiment nouveau par rapport à ce que les gens racontent. Nous pouvons tout mettre en œuvre pour que le PDCI soit uni. Nous sommes conscients, que nous ne sommes pas seuls sur le terrain. Les petites divisions internes, ça existe dans tous les partis politiques. Au fait, c`est ça qui fait la valeur d`un parti politique. Dans un parti où on n`échange pas, où on ne se contredit pas, c`est un parti qui n`est pas appelé à avancer. Encore, heureusement pour nous, nous ne créons pas des goulots. Nous discutons sur la même philosophie. Nous sommes d`accord sur la base. Donc ce ne sont que des petites querelles de personnes. Les quatre délégués que nous sommes. Nous sommes confiants, nous pouvons nous surpasser s`il y avait des divergences. Monsieur le délégué, vous avez dit que les militants de Yopougon vont sortir, ils veulent voir leur président, ils veulent écouter leur président, ils veulent entendre leur président. Quel est le message que vous attendez de votre leader ? Aujourd`hui, le processus de sortie de crise est en proie à des difficultés où les élections mêmes sont hypothéquées par des reports successifs. Bien. En ce qui concerne les militants, nous disons que jusque-là, nous croyons que nous allons sortir de cette crise et que les élections vont s`organiser. C`est notre point de vue. Et nous pensons que le Président Bédié fera en sorte qu`on organise les élections. Pas par la force, mais par son intelligence.
Le Président Gbagbo vous voulez dire ?
Non, je veux parler du Président Bédié. Vous savez, on peut avoir le fauteuil, mais il y a l`expérience qui compte dans la vie. Le Président Bédié est une personne d`une autre dimension, ça, personne ne l`ignore. Si vous me le permettez, le Président Bédié a été ministre de l`Economie et des finances, vous savez le rang qu`occupe un ministre de l`Economie et des finances au sein d`un gouvernement, président de l`Assemblée nationale ensuite Président de la République. Et puis être successeur du Président Félix Houphouët-Boigny, ce n`est pas une chose si facile. Bédié est à l`origine de l`éléphant d`Afrique. Si le Président Bédié a construit la Côte d`Ivoire c`est avec les hommes. Ces hommes, leur premier plan, c`est Henri Konan Bédié, le ministre de l`Economie et des finances, très jeune. Donc la crise que nous traversons aujourd`hui, je voudrais même lancer un appel à l`endroit des leaders politiques. On cherche ce qu`on n`a pas. Mais ce qu`on a, on s`en sert. On a un homme comme Henri Konan Bédié, pétri d`expériences des chefs d`Etat. Pourvu que les Ivoiriens, les politiciens ivoiriens l`écoutent. Et on sort de cette crise. Il en a le secret, sans violence. C`est pour cela que je suis confiant que nous irons aux élections. A partir du moment où les gens ont accepté maintenant d`associer toutes les décisions. Un comité de suivi comme on l`a appelé, et que le Président Bédié, siégeait avec eux, pourvu qu`ils l`écoutent. Nous allons sortir de cette crise.
Interview réalisée par Patrice Yao et Akwaba Saint Clair
Coll : S.A (stagiaire)