Le préfet d'Adzopé, précédemment préfet de Tiassalé, est-il un administrateur, ou un militant FPI ? De quelle mission est-il vraiment chargé ? Telles sont les questions que se posent les populations d'Adzopé. En effet, depuis sa prise de fonction, il ne manque aucune occasion pour fustiger tous ceux qui ne pensent pas comme les militants du parti du Président Gbagbo. Déjà, lors de la commémoration du 47ème anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, il invitait les jeunes "patriotes" à ne pas laisser tomber le " bâton car le serpent n'est pas encore mort ". L'occasion était aussi belle pour lui de fustiger les ex-rebelles du Premier ministre SORO Guillaume. A l'occasion de la passation d'armes entre le commandant Yéo et le commandant Ayemou à la tête de la compagnie de la gendarmerie d'Adzopé, Monsieur MEO Dérou s'est senti comme une fois de plus obliger de dire qu'il est l'espion du Président Gbagbo. Car pour lui, " un bon préfet est un bon espion ". Selon une source proche de son cabinet, chaque fois qu'il est en présence des élus FPI, pour leur prouver toute sa détermination, il n'a d'autre sujet de conversation que de faire l'éloge de la refondation. Sa dernière sortie confirme toutes les informations qui l'ont précédé avant son arrivée à Adzopé, prouvant ainsi qu'il lui est assigné une mission autre que celle d'un administrateur. Comment comprendre qu'un préfet puisse publiquement agresser les forces ONUSIENNES, et montrer aux yeux de tous qu'il voue une véritable acrimonie à la force Licorne, comme le font les militants extrémistes du FPI ?
Pire a été la scène qu'il nous a été donné de vivre avant la réunion du 14 Mars. Pendant que les invités attendaient dans la salle de réunion de la sous-préfecture depuis 09 heures, le préfet, selon nos sources, était en réunion de guerre avec les élus et responsables FPI du département, pour dégager une conduite commune à tenir. Comme si cela ne suffisait pas, notre administrateur militant FPI, enverra un de ses collaborateurs dire en langue locale (Akyé), la décision du conclave : "Le préfet m'envoie vous dire de ne pas accepter l'installation de l'ONUCI à Adzopé. Après l'intervention de l'envoyé de l'ONU-CI, dites-lui que vous irez réfléchir. D'ailleurs, le préfet dit qu'une délégation est allée le voir hier nuit et a manifesté son désaccord concernant l'installation de l'ONUCI ici à Adzopé ". Cette information a provoqué une vive réaction dans la salle. Personne ne reconnaît avoir envoyé qui que ce soit vers le préfet, personne ne se reconnaît donc dans les propos tenus par son envoyé. Arrivé dans la salle vers 11 heures (pour une réunion prévue à 10 heures), durant tout le débat, les propos de Monsieur MEO Dérou n'ont fait qu'inviter l'assistance à la révolte. En tout cas, le successeur de Yul Omepieu Lambert montre à chacune de ses sorties, son vrai visage. Celui de militant extrémiste du parti d'Affi N'Guessan. " Il ne s'en cache même pas", disent certains de ses collaborateurs. L'opposition est donc prévenue.
Adjanin