Depuis 2007, tous les secteurs retrouvent un dynamisme qui va se confirmer à travers les performances à venir. La fête de Pâques s’est déroulée dans une ferveur jamais vécue depuis cinq ans sur l’ensemble du territoire. Véritable résurrection populaire avec... Christ serait-on tenté d’écrire. Résurrection ? C’est le mot qui convient également pour parler de l’économie ivoirienne qui renaît de ses cendres, qui affiche depuis 2007 une nouvelle vitalité. Les spécialistes des questions économiques l’ont abondamment écrit et dit : la croissance économique est de retour avec 1,5% en 2007, et 2,9% projeté en 2008. Le sol et le sous-sol frémissent avec des niveaux d’offres somme toute satisfaisants, quoique certains secteurs comme le cacao, l’ananas, le coton graine, le pétrole et le gaz aient enregistré en 2007, un recul par rapport à l’année précédente. Le pétrole qui avait baissé de 21,1 points peut retrouver tout au moins son niveau de 2006, voire faire un bond plus prodigieux. L’embellie des prix de la plupart des produits constituant le secteur primaire sur les marchés mondiaux sont de nature à booster l’offre, et donc la production. Le secteur secondaire qui a déjà pris son « envol » en atteignant une croissance de 1,5% en 2007, après un recul de 6,2% en 2006, pourrait consolider ce dynamisme impulsé par l’agroalimentaire, les bâtiments et travaux publics (BTP) dont l’adage dit : « quand le bâtiment va tout va ». Certes, les produits pétroliers et l’énergie ont des mouvements contraires dans ce laps de temps, mais cela ne saurait durer encore longtemps. Que dire du secteur tertiaire ? La réponse coule de source : bonne tenue avec une bonification de 2,3 points par rapport à 2006, et ce, grâce aux secteur des télécommunications (fixe et mobile), au commerce, au transport et aux autres services. Mise en rapport avec la demande nationale, l’on réalise qu’en fait l’augmentation de l’offre nationale est stimulée par un bon portefeuille des ménages nationaux dont la demande de biens et services a augmenté de 10% entre 2006 et 2007, une variation positive des investissements public et privé notamment. D’ailleurs, 2008 va poursuivre avec le même dynamisme au niveau des investissements. Si de 2006 à 2007, l’investissement privé a fait un bond de 18,2%, et celui de l’Etat, 3,3%, il ressort des projections sur ces indicateurs de performance que l’investissement public va enregistrer une hausse d’environ 17% sur la base du taux précédent. Même les exportations qui ont connu une régression de près de 9,8% entre 2006 et 2007 se porteront mieux au cours de cette année en comptabilisant une hausse d’environ 2,3%. Globalement, demain s’annonce plus intéressant pour la Côte d’Ivoire. Si la rigueur continue d’être la boussole de l’action gouvernementale.