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Giga meeting de Bédié, ce samedi 29 mars - Le PDCI-RDA et Yopougon: l`histoire d`un mariage éternel

 

 
 
 vendredi 28 mars 2008 - Par Le Repère Taille des caractères

    

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), créé en 1946 à l'Etoile du sud à Treichville a dirigé la Côte d'Ivoire depuis son accession à l'indépendance, le 07 août 1960 jusqu'au 24 décembre 1999. Date à laquelle le parti de Félix Houphouët-Boigny va perdre le pouvoir d'Etat, suite à un coup d'Etat militaire. Pendant quarante ans, le PDCI s'est implanté dans tous les hameaux du pays avec une organisation propre à lui et des hommes déterminés à servir le parti. La toile d'araignée mise en place dans son organisation a permis au parti de Henri Konan de maîtriser tous les recoins de la société ivoirienne. Même la commune de Yopougon qu'à tort le FPI a fait passer depuis des lustres pour son bastion imprenable a fait prospérer le PDCI qui reste plus que jamais vivant et conquérant. Retour sur la vie du PDCI dans la commune de Yopougon (district d'Abidjan) qui accueille dans 24 heures, le Président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA.
La commune de Yopougon a toujours compté des militants du PDCI-RDA. Avant même son érection en commune, le parti avait des bases dans les villages ébrié. Depuis 1980, la vie du PDCI dans la commune se confondait à celle de certaines personnes, de véritables symboles du parti qui représentaient la commune, soit au parlement ou qui géraient tout simplement la commune pour le compte du parti de Félix Houphouët-Boigny. Le premier secrétaire général du PDCI à Yopougon s'appelle Dr Gadié Pierre. Il n'est plus du monde des vivants. C'est lui qui incarnait le parti dans ladite commune. En 1980, il est désigné député et maire de la commune. Il y avait deux postes de député en son temps à Yopougon. L'autre siège était alors occupé par M. Adé Mensah, actuel secrétaire général de l'UGTCI. A la mairie, Dr Gadié Pierre avait pour adjoint M. Doukouré Moustapha. En 1985, au terme de leur mandat, l'équipe dirigeante avait été renouvelée. Dès lors, les représentants à l'Assemblée nationale devaient passer par une élection. De 1985 à 1990, M. Doukouré Moustapha est alors élu député et maire de Yopougon. Avec lui, M. Benoît Yobou Djirabou occupe l'autre siège du parlement. La paire Doukouré-Yobou gérèrent donc la commune jusqu'au coup d'Etat de 1999.

Une commune à quatre délégations
Dans l'organisation du PDCI à Yopougon, il y avait un seul délégué communal jusqu'au 11e Congrès en 2002. Ce congrès a, entre autres recommandations, demandé la restructuration de certaines délégations pour responsabiliser plus de cadres du parti et faciliter l'encadrement des militants. Yoopugon éclate donc en quatre délégations. Benoît Yobou Djirabou (Toits Rouges), Konan Etienne (Andokoi PK17), Adama Karamoko (Yopougon Centre) et Djédjé Bagnon (Niangon) sont nommés délégués communaux. En éclatant ainsi la délégation de Yopougon naguère gérée par le député-maire Doukouré Moustapha en quatre. Aujourd'hui, la commune de Yopougon compte 117 secrétaires de section et le bureau de chaque section se compose de 20 membres. Ce qui donne 3340 personnes pour les sections. Chaque section compte 10 comités de base. Ce qui fait 1170 comités de base. Et le bureau de chaque comité de base se compose de dix personnes. Ce qui fait 11.700 personnes. Telle est brièvement présentée la structuration du PDCI-RDA dans la commune de Yopougon.

Un bastion
La commune de Yopougon reste et demeure un bastion du PDCI-RDA aux dires de certains militants qui ne tarissent pas d'arguments pour étayer leur thèse. " Depuis 1980, le PDCI a toujours tenu les postes électifs à Yopougon. En plus des nombreux militants, il faut dire qu'à Yopougon, les sympathisants sont plus nombreux. En 2001, malgré la démotivation de nos militants aux élections municipales et le nombre élevé de candidats issus du PDCI, nous avons totalisé 30.525 voix. Pour un parti qui était sous le choc de l'élimination de tous ses candidats à l'élection présidentielle, ce n'est pas rien. Pour connaître donc le poids du PDCI à Yopougon, il faut allier les structures formelles à la société civile ", soutient un militant de première heure. Qui estime que " la débâcle de 2001 est un accident de parcours. De l'union et de l'entente entre les différents responsables, le PDCI peut reprendre tous les postes électifs. Le choix des candidats va tout déterminer, mais surtout la reprise des postes électifs à Yopougon dépend du retour du PDCI au pouvoir d'Etat. Ce qui est aujourd'hui plus prévisible ".

Jules claver Aka
yykoj@yahoo.fr

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