Né du séminaire de Grand-Bassam sur la réglementation des opérations de contrôles routiers les 17, 18 et 19 janvier 2005, le Ticket Unique de Traverse (TUT) est entré en application depuis le 14 mars 2006. Deux ans après, une réunion du comité technique d’évaluation a eu lieu le 19 mars 2008 à l’auditorium du PAA au 6e étage entre l’OIC, l’initiateur de la réunion, les Forces de Défense et de Sécurité et les acteurs de la chaîne des transports. Au cours de cette réunion, des avancées ont été soulignées malgré les difficultés sur le terrain. L’ordre du jour étant « Etat de fonctionnement du Ticket Unique de Traverse », le Ministre Coulibaly Adama, Nibi Zana, Président du comité de suivi a dans son mot d’ouverture, mis l’accent sur les évolutions malgré la lenteur. Ses dires ont été appuyés par l’état des lieux fait par M. N’doumé Jean Patrick, Directeur des Infrastructures et de la Facilitation des transports à l’OIC. Selon lui, après deux années de fonctionnement, des préoccupations qui semblaient avoir été résolues, demeurent, notamment la pléthore de barrages et points de contrôle autres que ceux autorisés dans le cadre du système du TUT pour une meilleure régulation du trafic, la non-conformité avec la réglementation d’un nombre de plus en plus croissant de véhicules circulant sur le territoire national. Il a aussi relevé la non application des directives du CEMA et le faible taux de véhicules en règle de leurs pièces administratives. Particulièrement au niveau des Forces de Défense et de Sécurité, il y a une volonté manifeste de décourager les chauffeurs, munis du ticket unique de traverse en délivrant des contraventions fantaisistes. Et un refus de considérer la validité du ticket unique après 18 heures. Au niveau des Syndicats de Transporteurs et de chauffeurs l’on ignore toujours certaines infractions au code de la route, notamment les chargements irréguliers et l’on résiste à entrer dans le système du ticket unique par le maintien dans l’illégalité et la corruption. Les autres difficultés sont relatives aux accrochages entre certaines unités d’intervention et les conducteurs routiers débouchant sur des pertes en vies humaines, la destruction d’outils de travail et des blessés. La cellule de coordination du ticket unique de traverse a renchéri pour dénoncer 231 points de contrôle au lieu de 26 soit 205 points de contrôle parallèles au niveau d’Abidjan. Ce qui n’empêche pas des avancées notables. M. Bakayoko Abdoul Dramane, Directeur Général de l’OIC et initiateur de la rencontre a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de tous et a surtout invité tout le monde à prendre de la hauteur pour une réussite totale de la mission. Les échanges ayant porté sur les multitudes de barrages, les tracasseries, le manque de pièces pour la majorité des véhicules et autres, le Ministre Coulibaly Adama Nibi Zana a souhaité des rencontres régulières pour aplanir ces difficultés et avancer dans les activités du TUT. Par ailleurs, l’extension des activités dans les régions du Zanzan, Moyen Comoé, Haut Sassandra, Fromager, Sud-Bandama est en cours. Aussi, des missions sont-elles prévues dans les régions de la Marahoué, des Lacs et du N’zi Comoé avant la fin du 1er semestre 2008. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation aura lieu à Abidjan pour amener les transporteurs et chauffeurs à être en règle sur tous les plans.