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Volley-ball / Léon N`Zébo (pdt section Stella Dames) - "Notre ambition, tout rafler"

 

 
 
 samedi 29 mars 2008 - Par Le Temps Taille des caractères

    

Après votre brillante saison de l'an dernier, quelles sont vos priorités pour la nouvelle saison?
Cette année, nous visons le podium. Nous tenons à réaliser le triplé, c'est-à-dire championnat national, la Coupe nationale et la Super Coupe. Nous voulons tout rafler. D'autres compétitions telles que les trophées Seka Mondon et N. Victor nous tiennent également à cœur. Avez-vous les moyens de votre politique, quand on sait que les sponsors ne courent plus les rues?
Sur le plan financier, nous avons le minimum pour réaliser toutes ces ambitions. Sur le plan humain, nous avons recruté les meilleures athlètes du volley féminin en Côte d'Ivoire. Au sein de celles-ci, Diane Danon, celle qui, en deux années consécutives, a été élue meilleure joueuse de Côte d'Ivoire. Avec elle, Mlle Abié, une grande attaquante qui enseigne à l'INJS, Mme Anta Gnoléba, ex-sociétaire de l'ASEC d'Abidjan…Nous avons, en plus de toutes ces grosses têtes, le meilleur entraîneur de volley-ball en Côte d'Ivoire. En somme, nous avons un potentiel d'individualités capables de plier à elles seules, un match. Avec ce cocktail d'anciennes et de nouvelles recrues, ne va-t-il pas poser un problème de leadership?
Nous y avons pensé. C'est pourquoi, nous avons pris les mesures nécessaires pour que tout aille pour le mieux. Nous avons une trilogie de capitaines avec chacune des rôles spécifiques tant sur le tartan qu'en dehors. La Fédération est-elle prête pour cette nouvelle saison ?
Avec l'apport de la parafiscalité, je pense qu'elle est prête. Elle sera donc à même de corriger certaines erreurs financières. Comme l'an dernier d'ailleurs, elle a prévu des finales à l'intérieur du pays notamment à Aboisso, à Agboville et à Bouaflé.
Entretien réalisé par Eugène Djabia
djabia05664285@yahoo.fr
Préparation de Coup d’Etat en 2003 contre Gbagbo
Un témoin déshabille IB et ses mercenaires français
Maurice Kacou Nanou, cité comme complice dans l'affaire IB en 2003, vient d'être blanchi par la justice française. Le Temps vous propose l'interview exclusive de ce jeune ivoirien qui vit en France. Comment vous sentez-vous après votre acquittement dans l'affaire IB ?
Ce n'est pas un acquittement, j'ai eu un non-lieu depuis le 28 novembre 2007. J'ai été appelé à la barre en tant que témoin uniquement. Qu'est-ce qui explique votre relâchement?
Il n’y a pas eu de condamnation pour que je sois relâché. Je suis loin de cette affaire et je n'ai aucune relation avec IB. En plus, je ne le connais même pas. Pourquoi êtes-vous devenu témoin dans cette affaire ?
Je suis devenu témoin parce que un accusé dans cette affaire, François Leonelli (éleveur corse) m’a proposé un projet dans le domaine de l'agriculture pas loin de la ville de Yamoussoukro. Et puisqu’il ne connaît personne, je suis parti avec lui pour étudier cette proposition et rencontrer les personnes du ministère de l'agriculture. Dans cette optique, j'aurai voulu que ce projet soit fait dans ma région d'origine pour créer de l'emploi pour les jeunes de la région. Etiez-vous informé d'un coup de IB contre la Côte d'Ivoire ?
Non, jamais et loin de l'imaginé. Je ne m'occupe jamais de la politique ni de la France, et ni de la Côte d'ivoire. Je ne connais pas et je n'ai jamais vu IB. Quels sont vos rapports avec IB ?
Je le connais pas. Et je voudrais bien ne pas le connaître. Pourquoi ne voulez-vous pas connaître IB?
D'abord, il ne m'intéresse pas et ça ne m'intéressera pas de mettre en péril ma vie, celle de ma famille et celle de mon pays. D'ailleurs, une histoire où je n'étais pas impliqué j'ai eu énormément de problème. Imaginons alors si j'étais impliqué ce sera pire et plus grave. Ce n'est pas de mes ambitions, je veux vivre dans la tranquillité et dans la paix. Quel témoignage avez-vous fait devant les juges ?
On m'a demandé de témoigner dans cette affaire. J'ai expliqué ma présence à Abidjan avec François Leonelli. Puisque ce dernier est impliqué, on m’a lié automatiquement à cette affaire. Malgré que ce n'est pas le cas. Enfin, je tiens surtout à remercier SEM. Kipré Aimé Pierre l'ambassadeur de la Côte d'ivoire pour son écoute, son soutien et sa bonne compréhension à mon égard. Je ne me reconnais pas dans cette histoire. Ma réponse a été simple " je ne connais pas IB, et je n’ai aucune relation avec lui ni de près ni de loin ". On dit chez nous " quand quelqu'un tue ton père, tu ne peux pas manger avec lui dans la même assiette " et par la suite j'estime que le président Bédié est notre père à tous. Il est impossible pour moi de marcher avec IB. Il a contribué à la détérioration de la situation de la côte d'ivoire, depuis 1999, notre pays ne vit plus en paix. Pourquoi l'on vous a accusé en son temps d'être complice de IB ?
Comme je l'ai déjà dit c'est tout simplement à cause de ma rencontre avec François Léonelli en 2000-2001. Cet homme est impliqué dans cette affaire et par la suite on m’a lié, malgré que je ne sois pas impliqué ni de loin, ni de près. J'ai connu cette personne juste pour le travail. D'ailleurs, ma rencontre avec lui a été par hasard dans un Bar Restaurant dans la ville où j'habite, c’est Puteaux. Qui vous a mis en contact avec François Leonelli ?
C'était par hasard, il a fréquenté le même Restaurant que moi. Tout le restaurant savait que j'étais agent à l'ambassade de la Côte d'ivoire en France. Avez-vous des informations sur Leonelli avant de venir avec lui à Abidjan ?
Pas du tout. Je l'ai connu par hasard. Je ne pouvais pas deviner ses intensions, il m’a proposé un projet qui était intéressant pour ma patrie. Vous n'avez pas eu de doute sur lui?
Jamais. Je ne pouvais pas imaginer que quelque chose de grave de ce genre était en dessous.
N'est-ce pas un risque pour vous de venir avec une telle personne à Abidjan ?
Je ne pouvais pas le savoir. Quelle a été votre réaction quand vous avez découvert sa vraie identité?
Après l'arrestation, j'étais surpris et j'ai eu peur car ce n'était pas dans mes ambitions. J'avais voulu du bien pour mon pays. Un projet d'agriculture pour ma région et pour la Côte d'Ivoire sans aucune arrière pensée. C'est trop facile de dire que vous ne connaissiez pas Leonelli ?
Nous nous rencontrons souvent dans le restaurant du quartier. C'est ainsi que nous avions commencé à sympathiser. Son projet agricole, il m'en a parlé d'abord en 2000. Il m'a relancé cela en 2003. C'est tout. Ils m'ont utilisé pour faire un coup d'Etat sur le Président de mon pays.
Le projet en question qui vous a fait venir à Abidjan a abouti ?
Je ne sais pas, car je n'ai eu aucune suite. C'est grave quand vous dites que vous n'aviez plus une idée sur la suite du projet agricole…
Avec la tournure des événements, je ne pouvais plus penser à cela. Je cherchais ma tête. On m'a accusé d'une chose que je n'ai pas commise. Je ne savais ce qui se tramait contre le Président Laurent Gbagbo. Si je le savais, je n'allais pas m'engager. Ce n'est pas mon genre. J'ai quel intérêt en renversant le Président de la République de mon pays?
Mais pour que votre parti le PDCI revienne au pouvoir ?
Pas de cette manière. Il y a une seule voie. Celle des urnes. Je n'ai pas apprécié le coup d'Etat de 1999 contre le Président Henri Konan Bédié. Par conséquent, je ne vais pas cautionner une telle aventure. Léonelli a profité de ma naïveté pour me planquer le couteau dans le dos. Aujourd'hui, je prie Dieu pour que l'on mette la main sur IB qui est un imposteur.
Pourquoi ?
Pour que la vérité puisse éclater au grand jour sur cette affaire. On m'a utilisé à des fins politiques. Mon honneur a été bafoué. J'ai été sali pour rien. Saviez-vous que dès votre arrivée à Abidjan, vous étiez pisté par les Forces de l'ordre?
Non. Jamais. Je ne pouvais pas le savoir. J'étais venu pour la bonne cause et en même temps pour voir ma famille. Depuis 1999, je ne suis pas allé en Côte d'Ivoire. Un de vos amis nommé Georges Tanoh avait été arrêté en son temps?
Lui aussi, il n'y est pour rien comme moi. On l'a arrêté pour aucune raison. Il est loin de cette affaire. Je ne sais pas pourquoi il était aussi inculpé. Tanoh et moi, on n'a jamais eu de relation avec la politique ivoirienne, ou même française. La politique ce n'est pas de mon premier souci. Je suis venu en France pour gagner mon pain et travailler. Nourrir ma famille, mes enfants et vivre dans le confort et la paix. Comment Georges Tanoh a-t-il réagi?
Il pense que je ne peux l'entraîner dans une sale affaire. Dieu merci, il a compris que nous avons été piégés par des faiseurs de coup d'Etat. J'ai pensé que c'était une bonne affaire pour qu'il puisse avoir du boulot. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Il faut que les autorités ivoiriennes mettent tout en œuvre pour arrêter ce IB. Il n'y a pas eu de brouilles entre vous ?
Jamais. Bien au contraire, il a compris. J'ai même voulu prendre un avocat pour le défendre à Abidjan. Heureusement, il a été libéré. La justice ivoirienne ne s'est pas laissée prendre au piège.
Quel commentaire faites-vous sur ce coup que préparait IB ?
Je dis tout simplement que c'est imbécile et minable, un pays comme la Côte d'ivoire ne se dirige pas avec les armes. Ceci ne cause que des problèmes et n'améliora jamais la situation de notre cher pays. La démocratie est le meilleur moyen de gérer notre pays. Le Président Laurent Gbagbo a été élu, donc il a tout à fait le droit de régner jusqu'à la prochaine élection. Et c'est bien la politique que le pays doit mener et insérer dans nos habitudes. C'est le peuple qui choisit, ce n'est pas IB. Prendre les armes ne sert à rien et il faut juste attendre la fin du mandat du Président Gbagbo et organiser de nouvelles élections. Trouvez-vous normal qu'on puisse renverser un Président élu démocratiquement par un coup d'Etat. Non, pas du tout. La seule solution est bien sûr la démocratie. C'est le peuple qui choisit sont président. Si on pense que le Président Gbagbo est minoritaire qu'on aille aux élections pour le battre. Et non vouloir l'enlever par les armes. Il n'est pas venu par les armes. Il est venu par les urnes. Que pouvez-vous dire à ceux qui veulent prendre le pouvoir par les armes?
C'est grave. Ça ne peut que causer une instabilité de notre pays. La paix et la démocratie sont les meilleurs moyens.

Interview réalisée via Internet par :
Yacouba Gbané
yacou06336510@yahoo.fr

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