Le mouvement de protestation des chauffeurs de taxi contre les militaires se poursuit.
La grève des chauffeurs de taxi, pour protester contre l’attitude barbare des militaires, a été suivie à 100% jeudi. Aucun taxi n’a circulé. Les quelques-uns qui parcouraient les rues avec les feux de détresse allumés étaient plutôt commis à la surveillance. Aujourd’hui, ce mouvement risque de prendre de l’ampleur. Avec l’entrée en scène annoncée des autres syndicats du monde des transporteurs. Ainsi, en plus des taxis qui vont s’ajouter les mini-cars (gbaka) et autres autocars de transport en commun. Si bien que la ville sera totalement paralysée. A en croire les syndicalistes. Certains des leurs sont passés dans toutes les gares pour inviter leurs camarades déjà dans les villages à regagner sur la ville sans passagers. Une nouvelle qui a d’ailleurs été accueillie par des applaudissements. Surtout à la gare de Didiévi et Attiégouakro. Ce durcissement s’explique, selon les responsables syndicaux, par le fait que les autorités refusent toutes négociations et ne veulent pas entendre les préoccupations des grévistes. M. Koné Adama, vice- président du Syndicat de taxis, a indiqué qu’ils ont trois préoccupations majeures à satisfaire pour mettre fin à ce débrayage. Il s’agit notamment de la prise en charge des frais médicaux des chauffeurs blessés, la réparation des véhicules endommagés et le paiement des recettes des jours pendant lesquels les véhicules seront immobilisés et, enfin, l’identification des éléments ayant pris part à la casse et leur mise à la disposition de la gendarmerie. Des points sur lesquels les différentes parties ne semblent pas être parvenues à un accord. Pendant les deux jours que dure l’arrêt de travail des chauffeurs de taxi de Yamoussoukro, ce sont les charretiers qui se sont frottés les mains. Parce que sollicités, par tous ceux qui avaient des colis qu’ils ne pouvaient pas transporter sur la tête. Rappelons que, c’est à la suite d’un accident survenu dans la soirée du mercredi dernier, entre un taxi et une moto que roulait un militaire, que ses frères d’armes sont sortis pour s’en prendre aux taxis. Dont cinq ont vu leurs vitres brisées.