Depuis la guerre de septembre 2002 devenue une crise et maintenant un semblant de paix, le peuple ivoirien suffoque. Car en plus du rétrécissement du marché de l’emploi et de la misère, il est affamé du fait de la flambée du prix des produits de première nécessité. Les marches et manifestations souvent réprimées avec la plus grande énergie, n’ont rien apporté jusque-là. L’horizon s’assombrit de jour en jour pour le peuple en majorité pauvre. D’autres secteurs comme celui du permis de conduire ont connu les crises les plus profondes à cause d’autorités qui tirent peut-être leur fortune de la souffrance d’autrui. Désormais le passeport ivoirien passera de 25 000 F à 40 000 F et ce, en cette période où le peuple à genou n’est pas loin du KO. Pourquoi ne pas attendre le retour définitif de la paix avant ces réformes qui touchent plusieurs secteurs sensibles ? L’Etat veut-il tirer sur l’ambulance ?
Maudite soit guerre. Car il a fallu qu’elle arrive pour que le peuple ivoirien soit malheureux sur tous les plans.