OUAGADOUGOU - Le président burkinabè Blaise Compaoré, qui conduit la médiation en faveur de la paix en Côte d'Ivoire, a estimé que sa mission se déroulait "très bien", après avoir rencontré dimanche à Ouagadougou des organisations politiques ivoiriennes.
"Le fait de sentir les Ivoiriens s'approprier ce processus de paix est pour moi un message d'encouragement pour cette facilitation qui, en tout cas, pour l'instant, se déroule très bien", a déclaré M. Compaoré à l'issue d'entretiens séparés avec des délégations de femmes et de jeunes des organisations politiques ivoiriennes.
Il a notamment salué la signature le 24 avril dernier à Abidjan d'un "code de bonne conduite" par les principaux politiques ivoiriens en vue de l'élection présidentielle fixée au 30 novembre prochain. Ce texte engage notamment les signataires contre l'utilisation "de la violence sous toutes ses formes".
Le code de bonne conduite "ne peut que nous orienter vers des élections claires et transparentes: il n'y a pas de doute là-dessus", a affirmé M.
Compaoré.
Il a par ailleurs exhorté les délégués à faire confiance aux Ivoiriens, ainsi qu'au président ivoirien Laurent Gbagbo et au Premier ministre Guillaume Soro. Ces deux dirigeants ont signé en mars 2007 à Ouagadougou, sous l'égide de M. Compaoré, un "accord politique" sur une sortie de crise.
"Il faut comprendre que dans une crise comme celle-là, il y a des épreuves, des difficultés. Mais progressivement, nous allons les surmonter pour permettre aux Ivoiriens (...) d'aller vers des élections ouvertes, transparentes et équitables", a encore dit Blaise Compaoré.
La présidentielle du 30 novembre doit mettre fin à la crise politico-militaire déclenchée par une rébellion armée en septembre 2002, qui a coupé la Côte d'Ivoire en deux.
Ce scrutin, repoussé plusieurs fois, était initialement annoncé pour octobre 2005. Cette échéance marquait la fin du mandat du président Gbagbo, élu en 2000 à l'issue d'une élection émaillée de violences et fortement contestée.