de Ivoire-Presse par DR
Samedi 20 octobre 2007. A l’initiative de l’Alliance des Jeunes patriotes de Charles Blé Goudé, le Premier ministre participe à la fête de paix. Photo: Blé Goudé (à g.) accueille le ministre Konaté Sidiki (à dr.) sous le regard du ministre Kadet Bertin
ABIDJAN - L`ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a adressé mardi un courrier au Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) pour une "rencontre de clarification" après les "attaques inacceptables" de l`épouse du chef de l`Etat Laurent Gbagbo contre les FN.
"Depuis quelques semaines, des attaques de tout genre sont proférées contre les FN, le Premier ministre (Guillaume Soro, leur chef) et le processus de paix en Côte d`Ivoire par des responsables de premier plan du FPI", indique la lettre adressée au président de ce parti, Pascal Affi N`Guessan et dont l`AFP a obtenue copie.
"Il convient de faire remarquer que ces attaques inacceptables pourraient provoquer des conséquences imprévisibles sur le processus de paix en Côte d`Ivoire", souligne ce courrier, qui fait notamment allusion à la dernière déclaration de Mme Simone Gbagbo, l`épouse du chef de l`Etat, député à l`Assemblée nationale et membre influente du FPI.
Celle-ci s`est inquiétée lundi de la durée de cinq mois prévue par les FN pour désarmer leurs hommes, soit deux mois avant la présidentielle du 30 novembre.
"La Côte d`Ivoire ne peut pas se permettre le luxe d`avoir encore sur son sol, alors que la rébellion a récupéré la primature, des rebelles en armes. Ce n`est pas normal", a-t-elle déclaré, soulignant qu`en "un mois, ils peuvent se regrouper, même s`ils sont 50.000".
MM. Gbagbo et Soro ont signé en mars 2007 un accord de paix à Ouagadougou qui prévoit notamment le désarmement et la réunification du pays.
Vendredi, un millier d`ex-combattants des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) ont débuté à Bouaké (centre) leur regroupement, première phase du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui concerne officiellement 43.000 soldats.
Leurs anciens ennemis des forces loyalistes ont achevé cette phase le 24 janvier, un mois après le démantèlement des lignes de front le 22 décembre 2007.
Le ministre ivoirien de la Défense, également membre influent du FPI, avait attribué vendredi le retard accusé par les FN aux "obstacles objectifs", notamment financiers et logistiques, les invitant toutefois à "franchir ce pas sans peur ni crainte".