Le ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement a entrepris de relancer, depuis septembre 2007, les études nationales prospectives en vue de doter la Côte d’Ivoire d’une vision à long terme de la société ivoirienne et de son développement. Cette vision que l’on a dénommée «Côte d’Ivoire prospective 2040» devra servir de cadre de référence à toutes les stratégies et actions du gouvernement, tout en offrant l’opportunité de rassembler tout le corpus social autour de la construction d’un projet de société acceptable par tous. Dans ce cadre, un atelier de validation des documents techniques de l’enquête sur les aspirations des populations vivant en Côte d’Ivoire a réuni les experts du ministère, des partenaires au développement et la société civile hier et avant-hier à l’immeuble Sciam, au Plateau. Certes, une enquête similaire avait été réalisée en 1993/1994, mais avec les différentes crises que le pays a traversées, les convictions et opinions ont sans aucun doute évolué sur les sujets déterminants pour l’avenir du pays. Ce qui impose donc une nouvelle enquête sur les aspirations actuelles des populations afin de les intégrer aux documents de l’étude nationale prospective 2040, préparés par une équipe technique de l’Institut national de la statistique (INS), des experts de l’Université de Cocody en collaboration avec le Bureau national de la Prospective que dirige le Professeur Pégatienan, et avec l’appui financier de l’Unicef et du Pnud. Au cours des travaux qui ont pris fin, hier, cinq commissions ont travaillé sur le questionnaire individuel, le guide d’entretien des groupes spécifiques, et un descriptif de l’échantillonnage. De façon spécifique, les thèmes liés à la gouvernance politique (immigration, relation avec l’ancienne puissance coloniale, rôle des forces de défense et de sécurité), la gouvernance économique (stratégie de développement, monnaie et taux de change, coopération et intégration, problèmes fonciers et agraires), aux TIC, à l’environnement et au cadre de vie y compris l’aménagement du territoire et la décentralisation, aux femmes, enfants et jeunes, et enfin à la politique sociale et ses impacts etc.