En marge des travaux de la première session de l’exercice 2008, le dimanche 04 mai dernier, le président du conseil général de Korhogo, M. N’Golo Fatogoma Coulibaly, a tenu à s’exprimer sur deux sujets non inscrits à l’ordre du jour, mais qui à ses yeux, méritaient d’être abordés. Il s’agit d’une part, du sinistre vécu par le village de Gbondougou dans la sous-préfecture de Dikodougou. Depuis le 21 février, 1.200 habitants de ce village sont sans abri et totalement démunis suite à un incendie qui a rasé plus de la moitié du village, emportant vivres, biens et argent conservé dans les greniers et les cases. Le 27 mars dernier, le conseil général assistait les personnes sinistrées avec des dons en nature d’une valeur de 1.500.000 FCFA et plus de 300.000 francs en espèce. Toute chose qui reste insuffisante vu l’ampleur des dégâts. Pour aider les villageois qui pourraient connaître de pires difficultés avec la saison des pluies qui s’annonce, le président N’Golo souhaite un grand élan de solidarité régionale voire nationale, à l’image de ce qui s‘est passé dans d’autres localités qui ont connu le sort de Gbondougou. Pour le président N’Golo, c’est là qu’on aurait dû voir les actions de l’équipe du FPI. Mais ce sera peine perdue. A Gbondougou, le président Affi et sa délégation ne se sont pas manifestés. Pour répondre au propos tenu par Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, lors de son récent meeting à Korhogo, Le président N’Golo, dira : « …des amuseurs publics ont eu le courage de venir ici à Korhogo (…) pour essayer, je dis bien essayer de dénigrer vos enfants que nous sommes ». Accusé de n’avoir rien apporté à la population, le président du conseil général rappellera qu’à l’image des populations de Gbondougou, il n’a jamais failli à son devoir d’élu envers ses parents. « Souvenez-vous de la grande délégation du conseil général qui a sillonné tout le département en février 2005 pour vous soutenir quand ces mêmes personnes ont fait pleuvoir une pluie de bombes sur vos villes et villages. C’est encore nous qui étions à vos cotés, quand les mêmes ont inhumainement coupé l’eau et l’électricité dans vos hôpitaux pour empêcher que des enfants viennent au monde dans de bonnes conditions et que vos malades soient opérés » dira-t-il avant de louer le courage des populations qui ont souffert de ces attaques. « Malgré leurs actions funestes, vous avez enduré les souffrances avec stoïcisme et courage et le conseil général était à vos cotés au risque de la vie de ses membres ». Et à N’Golo de poser les questions suivantes : « Où étaient toutes ces personnes qui vous trouvent subitement fréquentables ? Si le plan avait bien marché, à qui seraient-ils venus parler aujourd’hui »? Les réponses que lui inspirent ces questions sont les suivantes : « Ces personnes à la mémoire courte, veulent torpiller les accords de Ouaga. Ces nouveaux riches d’Abidjan se rappellent soudain, votre existence parce qu’ils ont besoin de vos voix. Eux qui n’ont pas hésité à faire déverser sur vos enfants à Abidjan, les déchets toxiques qui ont occasionné la souffrance, la maladie et la mort » le président N’Golo conclura que cette attitude relève du fait d’une amnésie avérée : « Ne leur en voulez pas. Certaines personnes ont la mémoire courte, trop courte même ». Il en déduit l’attitude qui convient dans de telles circonstances : « renvoyez-les avec ce proverbe bien de chez nous. Non! Nous ne nous laisserons pas mordre deux fois par ce chien porteur de clochette ».
Mack Dakota,
Correspondant Régional