La Fédération Ivoirienne d’Athlétisme (FIA) tient son Assemblée Générale Ordinaire élective ce samedi sous l’égide du ministère des Sports et Loisirs. Ex- président de la commission juridique de la FIA, Me N’douffou Konan Arsène veut la présidence de la fédération pour, selon lui, réveiller l’athlétisme ivoirien de son profond coma. Il l’a dit hier au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à l’hôtel Ibis Plateau. Avant de faire ses propositions, Me N’douffou a dépeint la situation actuelle de l’athlétisme ivoirien. “L’insuffisance d’infrastructures adéquates à la pratique de l’athlétisme, le délabrement avancé des infrastructures existantes, l’état embryonnaire de la FIA, des ligues et des clubs, l’inadéquation des statuts et règlement intérieur à notre époque, l’absence de stratégies de sponsoring, le manque de communication entre le comité directeur et les clubs et le manque de transparence dans la gestion fédérale sont autant de problèmes qui minent cette discipline. Je suis le candidat de la rupture afin d’assurer un bel avenir à l’athlétisme ivoirien”, a-t-il affirmé. Le candidat de la rupture donc, se propose de mettre en place, en cas de victoire, un comité directeur qui reflète la configuration des ligues animées par des personnes connaissant bien les problèmes de la discipline pour chercher ensemble les solutions. Sa priorité sera d’opérer un réaménagement au niveau des infrastructures administratives. “Il faut doter la FIA d’un siège à la mesure de nos ambitions, car nous croyons que travailler dans un cadre agréable et respectable témoigne du sérieux et de l’importance que nous accordons à cette fédération”, a-t-il dit avant d’indiquer que les réunions tournantes du comité directeur dans les ligues qu’il va instaurer permettront à chacune de ces structures de se doter d’un siège dont toutes les charges doivent être prises en compte par la FIA dans la mesure d’un maxima. Pour le candidat à la FIA, le décollage de l’athlétisme ivoirien passera par une telle organisation à la base. A la question de savoir pourquoi n’avait-il pas fait bénéficier le comité directeur sortant de ses idées pendant qu’il y siégeait, Me N’douffou a dit qu’il n’avait pas été écouté.