de Abidjan.net par Prisca
Mardi 25 septembre 2007. A Ouragahio la cérémonie s’est déroulée au centre culturel, en présence des ministres de la justice, Koné Mamadou (photo), et de la réconciliation nationale, Sébastien Dano Djédjé, du procureur général et président du tribunal de Daloa
L`Etat allemand dans le cadre de la sortie de crise apporte un appui de 2,1 milliards au système judiciaire et pénitentiaire. Un Fonds pour la réhabilitation des maisons de détention en zone CNO. La convention a été signée, hier au cabinet du ministre de la Justice.
Son excellence M. Rolf Urich, ambassadeur de la République fédérale d`Allemagne et le ministre de la Justice et des Droits de l`Homme, M. Mamadou Koné en signant le contrat d`exécution relatif à un projet de 2,1 milliards en faveur du système judiciaire entendaient traduire le redéploiement définitif de l`administration. “ La République fédérale d`Allemagne accompagne par ce geste les efforts de la Côte d`Ivoire à sortir de la crise. Soutenir à la fois le redéploiement de l`administration et la restauration de l`autorité de l`Etat dans les zones centre, nord-ouest (CNO) et l`amélioration de la bonne gouvernance après les années de crise ”, a noté l`ambassadeur Rolf Urich. L`acte de la République d`Allemagne, pour le ministre de la Justice Mamadou Koné rétablit l`Etat dans son rôle régalien et de protection du justiciable. “ A la faveur de la crise, les prisons ont été vandalisées et, aujourd`hui sont dans un état piteux. Cette aide à la réhabilitation et à l`amélioration des conditions de détention dans neuf maisons d`arrêt et de correction en zone CNO par l`Etat allemand, consacre définitivement l`Etat de droit sur toute l`étendue du territoire. Car sans prison, il n`y a pas de justice pénale qui renforce la justice civile. Une grosse épine vient d`être enlevée de nos pieds ”, a-t-il expliqué à l`ambassadeur accompagné du représentant de la Coopération allemande GTZ, M. Frank Bremer. Selon le porte-parole des Forces Nouvelles Sidiki Konaté, cette action est un grand pas vers la sortie de crise “ après le redéploiement de l`administration, les populations attendaient effectivement le corps judiciaire. Les Forces Nouvelles ont géré la justice et les prisons de façon informelle, il faut maintenant que tout revienne aux mains de l`Etat. Car la sortie de crise n`est pas que politique, mais aussi judiciaire ”, précise-t-il.