Dans le reportage de notre consoeur Marcelline Gneproust K de Fraternité Matin sur la Chine où elle a séjourné récemment, en compagnie de plusieurs autres journalistes africains, un point mérite une attention particulière. Elle en a d'ailleurs fait un encadré. "Il y a problème sur le passeport ivoirien", a-t-elle écrit. Et notre consoeur de décrire comment nos amis, les Chinois, se méfient de nous, au point de devenir plus pointilleux et plus regardants sur ce document Ivoirien. Fût-il aux mains des journalistes. Dans son papier, elle a révélé deux faits : d'abord les flics chinois disent qu'ils ont reçu des ordres stricts d'être plus vigilants sur les passeports ivoiriens à cause des fraudes. En suite, l'Ambassadeur de la Côte d'Ivoire en Chine, SEM Alain Nicaise Papatchi, qui reconnaît des cas de fraude sur le passeport ivoirien que lui ont présenté les autorités chinoises. Que retenir de cette mauvaise passe ? La fraude sur les documents et le faux dans tous les domaines en Côte d'Ivoire a fini de ternir l'image ivoirienne hors de nos frontières. Si les autorités chinoises ont demandé à leurs flics d'être plus regardants sur le passeport ivoirien, c'est bien parce que la mauvaise renommée ivoirienne en matière de fraude et de faux est établie partout. Les Chinois sont nos amis, les amis du régime FPI de M. Gbagbo, qui leur a permis d'avoir de juteux marchés ivoiriens et d'envahir pratiquement la Côte d'Ivoire. Mais cela n'empêche pas les Chinois de se méfier des Ivoiriens et de leurs documents quasi frauduleux. Ils protègent leur pays, ont-il expliqué. Ceux qui ont osé dénoncer cela ici en Côte d'Ivoire sont pris pour des ennemis du régime et les moins chanceux d'entre eux, comme Assalé Tiémoko, croupissent en prison. Nos amis les Chinois viennent de nous le dire. On leur fait quoi? On fait mine d'être sereins.
“Les plus hauts responsables du FPI s'adonnent à des attaques et à des agressions contre le Premier Ministre Soro Guillaume, les Forces Nouvelles et le processus de paix. Etant co-signataires de l'accord politique de Ouagadougou avec le FPI, nous demandons cette rencontre pour mettre fin à ces comportements. Puisqu'à la longue, cela ne peut être acceptable ", dixit le porte-parole des Forces Nouvelles, le ministre Konaté Sidiki. Allusion faite, entre autres, à la dernière sortie à Yamoussoukro de Madame Simone Gbagbo qui n'a pas du tout été tendre avec les Forces Nouvelles qui ont annoncé 5 mois pour le désarmement. Il est bien loin, le temps où, au complexe sportif de Yopougon, Madame Gbagbo et M. Sidiki valsaient devant les Ivoiriens, et interdisaient que quelqu'un doute de la sincérité des signataires. Madame Gbagbo (qui n'a jamais été signataire, puisque le FPI n'est pas signataire) qui a toujours milité pour le désarmement ici et maintenant des Forces Nouvelles, peut donc au nom du FPI s'en prendre à ses "alliés" de circonstance dont elle n'attend que le désarmement pour les réduire politiquement ! Chacun dans chaque camp devrait savoir que ce qui est jusque-là affiché n'est que de la fausse sérénité qui finira par se dissiper. Chasser le naturel, il revient au galop. Combattre celui qui est en face par tous les moyens, est naturel chez le FPI qui n'a point d'ami, mais des intérêts à préserver. Les Forces Nouvelles déclarent que ces comportements ne seraient être acceptés pour longtemps encore. Le FPI va-t-il se taire ? Vers quoi va-t-on ? On joue aux faux sereins quand même.
Autour du Chef de l'Etat, le palais présidentiel vient de connaître le troisième coup de balai en l'espace d'un mois. Et selon des rumeurs persistantes, ce n'est pas tout. L'Ambassadeur Allou Wanyou Eugène n'est pas le dernier à débarrasser le plancher du palais. Pourquoi ce nettoyage ? Seul le Chef de l'Etat Gbagbo pourra l'expliquer. D'ici là, les Ivoiriens retiennent que les limogeages de Kouyo Téa (Chef de Cabinet), colonel Logbo (aide de camp) et Allou Eugène (Directeur du protocole) en quelques jours confirme qu'autour de Gbagbo, rien ne va. Même si le clan continue d'afficher une mine mi-sereine, mi-sérieuse. Derrière cette autre fausse sérénité, c'est le sort de ce pays qui peut-être joué, entre des clans…rivaux.