“Quand on parle du peuple dan, on tourne tout de suite le regard vers trois grands départements : Man, Danané et Biankouma. Et je ne suis pas à même de dire lequel de ces départements a battu le record de mobilisation. Avant-hier c'était la salle de la mairie de Danané qui était archi bondée de monde au point d'en refuser. Il en est de même pour la salle des catholiques de Man qui n'avait pu contenir le monde qui était accouru hier pour écouter le message du FPI. Aujourd'hui, c'est la salle de la mairie de Biankouma qui refuse du monde. Ceci pour ce qui, à l'origine, était prévu pour n'être que des séances de travail avec les structures de base. Et nous voilà contraints d'animer des meetings”. Le secrétaire national du FPI chargé des élections, le député Martin Sokouri Bohui, qui a ouvert son meeting de Biankouma (le dernier dans le grand ouest), par ces propos, était visiblement très heureux et ému par l'extraordinaire mobilisation du peuple dan. Les cadres des trois départements précités n'ont pas lésiné sur les moyens pour mobiliser leurs parents. Ceci a fait dire à Chairman Guéi que c'est “le retour en force du peuple dan”.
A Danané, le député d'Abobo Félix Diéty, originaire de la région, était présent aux côtés des siens pour accueillir le secrétaire national chargé des élections au FPI. Il a même offert la somme d'un million de francs pour aider ses parents à faire leurs pièces.
A Man, la quasi-totalité des cadres conduits par le président de l'Union des mouvements patriotiques dan (UMP-Dan), Chairman Guéi, était présent. “Nous sommes presque tous venus parce que c'est le premier responsable de la direction de notre parti qui arrive chez nous depuis l'éclatement de la guerre. Et tout ce monde que vous voyez a soif du FPI”, explique le patron de l'UMP-dan.
A Biankouma, le ministre Alphonse Douaty, directeur de campagne du candidat Gbagbo dans ledit département, a effectué le déplacement. “Ici nous n'avons aucun problème. Les parents ont trop souffert de la guerre et ils n'ont pas envie d'y retourner. C'est pourquoi ils sont aujourd'hui tous mobilisés derrière le président Gbagbo qui s'est battu seul contre tous pour leur offrir la paix. Il nous appartient seulement de mieux les encadrer et nous avons justement mis en place une organisation pour ne pas que le président Gbagbo perde une seule voix ici à Biankouma”, rassure-t-il.