Le président Laurent Gbagbo a demandé en début de semaine au président du Fonds de développement de la promotion des activités des producteurs de café-cacao (Fdpcc), Henri Amouzou de se rendre aux Etats-Unis pour participer aux assises de la Banque mondiale et présenter en tant producteur et responsable, le mécanisme de gestion de la filière, selon des indiscrétions. M. Henri Amouzou en se rendant en Amérique pour cet important événement pourra justifier la gestion des paysans. Le Fonds de régulation de café-cacao (FRC) et le Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café-cacao (Fdpcc) sont les principales structures qui ont géré les biens des paysans. Selon les mêmes indiscrétions, les assises seront portées sur l’achat de l’usine de Fulton à 100 milliards par le FRC. Ainsi que les rachats de plusieurs sociétés par les responsables du Fdpcc. Rappelons qu’à l’époque, les bailleurs de fonds eux-mêmes avaient souhaité la libéralisation de la filière. Aujourd’hui, avec les palabres récurrentes, l’opinion nationale et internationale savent bien que les braves producteurs ne bénéficient pas des retombées de la nouvelle réforme. Hier à un point de presse au Plateau, Luc Tapé, porte-parole des producteurs a indiqué que le président Amouzou n’est pas la personne habilitée à se rendre aux Etats-Unis pour parler au nom des paysans. “ Le président Amouzou a mal géré nos fonds. Nous l’avons démis de la tête de l’Anaproci et radié de cette structure ”, dira-t-il. Avant d’ajouter que tout ce qu’il prendra comme engagement ne concerne pas les producteurs. “ Si l’ex-président de l’Anaproci signe les documents aux Etats-Unis, cela l’engage seul. Mais pas les paysans ”. Par ailleurs, le renommé producteur du haut Sassandra fait remarquer que si Henri Amouzou est aux Etats-Unis pour faire l’état de sa gestion aux bailleurs de fonds, c’est normal. “ Qu’il ait le courage de dire qu’à cause de sa mauvaise gestion, les paysans sot devenus plus misérables qu’avant. Mais nous ne souhaiterons pas qu’il parle en notre nom et qu’il prenne des engagements en lieu et place des producteurs ”, dira-t-il. Avant d’inviter les producteurs à la vigilance et à la mobilisation autour du nouveau président de l’Anaproci, Daniel Abo et Bléoué Aka du Conseil national des producteurs de café-cacao (Cncc).