Profitant de la présence massive du corps diplomatique et des représentants des institutions financières à la manifestation, le ministre Konaté Sidiki a assené, dans un discours direct, que le processus de désarmement est une réalité. «Que ceux qui ont encore des doutes se ravisent, que ceux qui sont sceptiques aient de l’espoir», a martelé sec, le porte-parole des Forces nouvelles. Il a fait remarquer, en outre, que la cérémonie qui les réunit sur les terres du peuple «Palaka» n’est pas une mise en scène mais du concret. «Cette cérémonie est du concret. Les Forces nouvelles ont décidé de s’inscrire désormais dans du concret. La réconciliation a besoin du concret. Cette cérémonie est la mise en route du désarmement. Elle marque la volonté des Forces nouvelles d’appliquer à la lettre et à l’esprit l’accord politique de Ouagadougou. Les jeunes combattants démobilisés démontrent que la paix est une réalité et du concret», a-t-il déclaré. Il a invité de ce fait les bailleurs de fonds à appuyer la Côte d’Ivoire dans sa marche vers la paix. «Si ces jeunes n’ont pas la réinsertion qu’il faut nous nous convaincrons que nous formons des bandes armées de demain», se convainc le ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Konaté Sidiki dit attendre des amis de la Côte d’Ivoire qu’ils s’engagent dans la réalisation de tous les programmes de sortie de crise inspirés par les signataires de l’accord politique de Ouagadougou notamment sur ses volets réinsertion, identification, démantèlement des milices…
«C’est la réussite de tous ces programmes inscrits dans l’accord politique de Ouagadougou qui pourront nous amener à dire que le processus a réussi», a-t-il soutenu.