x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le mardi 27 janvier 2009 | Fraternité Matin

Rumeurs d’attaque : La gendarmerie sécurise le front ouest

Pour parer à toute velléité de déstabilisation du front ouest, des gendarmes déployés en grand nombre y assurent une présence à la fois visuelle et discrète depuis bientôt deux mois. Selon le Général de division Edouard Tiapé Kassaraté, commandant supérieur de la gendarmerie nationale, le dispositif sécuritaire ainsi mis en place dans cette région du pays, découle tout simplement d’une mesure préventive eu égard à l’avènement du coup d’état militaire qui s’est déroulé dans le pays frontalier de la Guinée. Selon les explications du patron de la gendarmerie, le général Kassaraté, une psychose de déstabilisation et d’attaque imminentes du front ouest s’était répandue comme une traînée de poudre à l’Ouest ces derniers temps. Celle-ci s’est amplifiée avec le coup d’état militaire survenu en décembre dernier en Guinée. Des rumeurs de plus en plus persistantes faisaient état de ce que des assaillants, non contents du processus de paix enclenché avec l’Accord politique de Ouagadougou, ces assaillants ayant déserté les rangs des Forces nouvelles, se seraient organisés dans le but de conduire une attaque armée par le front ouest. Et lorsque le 23 décembre 2008, survient le coup d’état en Guinée, la rumeur s’est amplifiée en gagnant en intensité. En effet, il est fait allusion de ce que des militaires guinéens fomenteraient à partir de la même zone en Côte d’Ivoire, une riposte contre la junte militaire au pouvoir en Guinée. Informations que semblait avoir confirmé le nouvel homme fort de la Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara. Le chef de la junte militaire avait déclaré au lendemain de sa prise de pouvoir que des militaires en provenance des pays voisins devraient attaquer son régime. Et que ceux-ci seraient de connivence avec les militaires opposés à son régime, lesquels militaires selon lui, seraient conduits par le chef d’état-major des armées du camp du défunt président Lansana Conté. Selon le Général Edouard Kassaraté, chef de la gendarmerie ivoirienne, bien que par ses affirmations, le nouveau Chef d’Etat guinéen soit resté évasif, la Côte d’Ivoire ne pouvait pas ne pas se sentir interpellée. Surtout que s’ajoutait à ces affirmations et autres rumeurs sur le front ouest, l’insécurité grandissante que les coupeurs de route y faisaient régner en permanence. C’est pourquoi, explique-t-il : « La gendarmerie, force d’élite à la pointe de la défense de l’espace national, s’est aussitôt mise en mouvement pour d’abord, dissuader ou dans le cas échéant contrer tout acte de déstabilisation sur le front ouest. » Les informations véhiculées, fondées ou pas ! En tout cas, la mission des gendarmes encore présents dans les zones concernées semble avoir porté ses fruits. Les rumeurs de bruits de bottes sont éteintes et le phénomène des coupeurs de route a disparu. La quiétude gagne de plus en plus la population.

Landry Kohon
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ