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Entretien avec/M. Sérigne Thiam Diop (Sg de l`Ucca) : " L`Ucca amorce un nouveau départ "

 

 
 
 mercredi 24 mars 2010 - Par Le nouveau navire Taille des caractères

    

Nommé le 10 août dernier, le secrétaire général de l'Union des conseils des chargeurs africains (Ucca) était récemment à Abidjan. Cette visite s'inscrit dans le cadre des différentes rencontres qu'il mène auprès des conseils des chargeurs des pays membres de l'Ucca. Dans cet entretien qu'il nous a accordé, il lève un coin du voile sur les activités de son organisastion.

M. le secrétaire général, présentez-vous ainsi que votre organisation
Je suis Sérigne Thiam Diop, expert maritime agréé. J'ai travaillé dans plusieurs conseils des chargeurs notamment celui du Sénégal depuis 1977 à juillet 2009 où j'ai été nommé secrétaire général de l'Ucca. L'Union des conseils de chargeurs africains est un organe qui regroupe actuellement les 16 conseils d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Elle a pour mission fondamentale de coordonner les actions dont la plus importante reste l'assistance aux chargeurs. Nous nous attelons donc depuis mon arrivée à mettre en place un programme d'activité afin de mieux nous acquitter de cette mission.

Quand avez-vous pris fonction exactement ?

Depuis le 10 août 2009 à Douala au Cameroun. Je précise que le siège de cette Union se trouve à Douala au Cameroun.

Quelles sont les raisons de votre venue ici ?

L'Oic est l'un des premiers conseils qui a été créé en Afrique. Et la Côte d'Ivoire a beaucoup fait pour le secteur maritime en Afrique. L'image de ce pays colle bien avec l'histoire du monde maritime africain. Vous vous rappelez que c'est Feu Félix Houphouët Boigny qui avait convoqué en 1975, la fameuse réunion ici à Abidjan sur les problèmes liés à la mer. C'est cette réunion (la première conférence ministérielle des Etats d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur le transport maritime) qui a regroupé 25 pays qui a posé les jalons d'une nouvelle politique des affaires maritimes. C'est à l'issue de cette rencontre que l'on a adopté la charte dite charte d'Abidjan. Cet instrument de réglementation nous a permis de créer les conseils des chargeurs dans nos Etats et également de redynamiser l'Association des gestions des ports et de créer un autre organe qu'on appelle Association des compagnies de navigation de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Ces deux organes ont abouti à la création de l'Union des Conseils des chargeurs. Le Comité de cette union rencontrait régulièrement les pays membres pour négocier le taux de fret maritime. Encore plus, l'Ucca se chargeait de faire la répartition des cargaisons maritimes en application de l'article 2 du Code de conduite des conférences maritimes. Avec toute cette histoire riche en événements, l'on ne peut pas prendre fonction à l'Ucca et ne pas visiter ce beau pays.

Parlant de la Côte d'Ivoire, elle a beaucoup souffert de la crise socio-politique. Est-ce que cette situation a eu des effets sur l'Union et comment depuis lors se comporte-elle au sein de l'union ?

La Côte d'Ivoire a toujours une position de leader dans notre organisation. Quels que soient les problèmes que rencontre ce grand pays, n'empêche que les dirigeants et cadre de l'Oic ont toujours eu un apport intellectuel fondamental pour la bonne marche de l'Union. Dans toutes les actions que nous menons, nous sentons le dynamisme de l'Oic, et son apport est fondamental dans tous les dossiers que nous préparons.

Peut-on avoir une idée des grands projets à mener par l'Ucca pour redynamiser le secteur maritime en Afrique ?

Le secteur maritime en Afrique a rencontré de sérieuses difficultés à partir de 1972. À savoir la dissolution du secteur des armateurs, la dissolution des conférences maritimes. A partir de là, l'Ucca et les conseils des chargeurs n'avaient de tuteurs pour négocier les droits de fret. Puis la dévaluation du franc Cfa en janvier 1994 a accentué la libéralisation du transport maritime imposé par les institutions de Bretton Woods. Certains se sont trouvés ainsi dans une situation difficile.

Je ne parlerai pas de la création de la conférence maritime Ohada qui pendant plusieurs années a augmenté les taux de fret sans que l'Ucca ne puisse trouver une solution. Mais heureusement depuis décembre 2008, cette conférence a été dissoute et au niveau de l'Ucca, nous sommes en train de mettre en place un programme d'activité qui nous permettra de mieux trouver des solutions, notamment les taux de fret. C'est ainsi que depuis deux mois, nous avons pris contact avec les différents armements qui desservent nos ports et nous allons bientôt engager des concertations avec ceux-ci pour trouver un nouveau partenariat qui serait bénéfique pour les chargeurs, mais également pour nos ports

Que peut-on retenir de votre séjour à l'Oic ?

Vous savez, c'est toujours avec plaisir qu'on retrouve les dirigeants de l'Oic. Je peux même vous dire qu'ils ont l'art de recevoir leurs invités. Juste pour dire que le séjour a été très fructueux.

Quand vous avez des séances de travail avec le Dg Bakayoko et ses collaborateurs, vous enrichissez toujours vos connaissances en matière maritime. Donc je repars très satisfait.
Peut-on avoir une idée de votre programme de l'année en cours ?

Au niveau de notre programme de travail, nous avons tenu le 21 janvier dernier, une réunion sur le transport maritime et le commerce. Nous allons rencontrer à Genève, le groupe africain au sein de l'organisation mondiale du commerce sans oublier la concertation que nous aurons en avril prochain avec les armements. Sur notre tablette figure aussi un séminaire à Yaoundé pour parler de la convention sur les transports de marchandises par la mer. Un autre se tiendra à Abuja au Nigeria sur le Bordereau de suivi de cargaison (Bsc) et en novembre, nous allons célébrer la 5ème journée du chargeur africain à Luanda en Angola. Le thème retenu cette année est ": les taux de fret, leurs incidences sur les économies africaines "

Réalisé par Edmond Kouadio

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