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Atelier à Grand Bassam - Amani N’Guessan, aux hommes politiques: "Laissez-nous travailler !"

 

 
 
 mardi 30 mars 2010 - Par Le Patriote Taille des caractères

    

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de Abidjan.net par Emma
Lundi 29 mars 2010. Bassam. Militaires des Forces de défense et de sécurité (Fds) et ceux des Forces nouvelles (Fn) réfléchissent sur le thème: "Les nouvelles forces de défense et de sécurité de Côte d`Ivoire: préoccupations et perspectives"
Quelles leçons tirez-vous de votre tournée à l’intérieur du pays ?
Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, nous avons en présence deux Armées. Il nous faut restaurer d’abord l’Armée. C’est ce travail important que nous devions faire. Ensuite, il faut que l’Armée sécurise les élections. C’est donc deux activités majeures que nous devons mener en même temps. Donc par rapport à la restauration de l’Armée, il faut arriver à former une Armée à partir des deux qui sont actuellement en place. Les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Nous avons donc retenu les mécanismes pour arriver à cet objectif majeur : l’Armée unique en Côte d’Ivoire. Sur le terrain, vous constaterez que par rapport au consensus qui s’est dégagé pour l’Accord Politique de Ouagadougou, il y avait quelque part une petite trahison. Les unités mixtes constituent pour nous une stratégie pour atteindre la réunification de l’Armée. Refuser de prendre sa place au sein de l’unité mixte, représente une petite trahison. C’est un blocage par rapport à l’évolution des choses pour aller à la réunification de l’Armée. C’est pourquoi je dénonce avec fermeté l’absence de certains éléments des FAFN dans les unités mixtes. Ensuite, c’est l’encasernement des 5.000 soldats. C’est extrêmement important pour nous. Et enfin, notre dernier combat, c’est la démobilisation. C’est trois activités sont très importantes pour nous parce que les gens parlent de désarmement, de réunification du pays alors qu’il suffit simplement d’appliquer l’Accord Politique de Ouagadougou. C’est-à-dire qu’il faut pour les unités mixtes, l’encasernement des 5.000 démobilisés. Une fois que ces trois activités sont terminées, le désarmement est effectif. On ne parlera plus d’armée non désarmée. C’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre pour que ces trois activités soient menées concomitamment afin qu’on gagne du temps. Tous ceux qui voudront retarder le processus, seront tout simplement dénoncés.

M. le Ministre, nous sommes sincèrement surpris quand on sait que le CCI qui est conjointement géré par les 2 chefs d’Etat majors, ne vous rendent pas compte.
Ils me rendent compte. Mais quand on est le chef, souvent il est bien de constater de visu. Aussi, j’ai pris le rapport, mais je suis allé constater moi-même sur le terrain. Et vous voyez que l’énergie avec lequel j’en parle s’est décuplée. Parce que j’ai lu le rapport. Et le rapport a été confirmé par le terrain.

M. le Ministre au-delà de la simple dénonciation que comptez-vous faire?
Je demande aux hommes politiques de laisser le ministère de la Défense et les acteurs du processus travailler. Nous sommes dans le temps. Pour le moment, on ne peut pas affirmer qu’il n y aura pas d’élection avant le désarmement. L’accord politique est clair. Et nous sommes dans l’accord politique. Laissez-nous travailler ! C’est ceux qui ne sont pas au travail quotidiennement qui parlent un peu faux.

Propos recueillis par Coulibaly Brahima




Gal Lamine Cissé (ex- Cema Sénégalais): “Les militaires ivoiriens doivent rester républicains”

Quel devrait être le rôle de l’Armée pour un processus électoral réussi ?
Je pense que les élections sont vraiment importantes. Et c’est tellement lourd en terme de logistique que les forces traditionnelles qui joue le rôle de sécurité doivent être supplées par les forces de défense. L’exemple que je donne c’escelui de mon pays. Nous avons mobilisé l’Armée, la Gendarmerie et la Police, avec des tâches et des missions spécifiques pour un déroulement efficace. Il y a un point très important, c’est celui de la responsabilité des forces de défense et de sécurité dans l’acheminement des matériels électoraux jusqu’au bureau de vote. Mais surtout, l’acheminement du matériel, un certain nombre de jours avant le jour du vote, dans les préfectures. Je crois que c’est aussi une participation très importante pour les Forces de défense et de sécurité. Je ne vois aucun inconvénient qu’en Côte d’Ivoire aussi, les Forces de défense et de sécurité participent à l’organisation des élections.
En Côte d’Ivoire, il y a actuellement 4 forces en présence, les forces onusiennes, les forces françaises, les forces loyalistes et les forces nouvelles. Comment selon vous, ces 4 forces peuvent travailler de concert ? Et que doit être la participation des forces impartiales ?
Oui, mais il y a aussi des Forces intégrées. Vous avez un centre de coordination intégré. Il s’agit tout simplement d’intégrer ces forces et de ne pas ériger de démarcation entre ces forces afin qu’elles puissent évoluer n’importe où sur le territoire national.

A partir de votre expérience, quels conseils pouvez-vous donner aux militaires ivoiriens pour un processus de sortie de crise réussi ?
Les militaires ivoiriens ne sont pas différents des militaires de la sous région. Le militaire en général, se trouve dans un temple. Le temple des vertus militaires. Chaque militaire fait parti de ce temple. Le conseil que je donne aux militaires ivoirien, c’est de rester républicains. Et de faire le travail qu’on leur a donné de faire. D’obéir aux instructions des autorités politiques. L’autorité politique donne des ordres et ils exécutent. C’est un sacerdoce.

Propos recueillis par CB

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