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Transfert de la capitale à Yamoussoukro - Menaces réelles sur les réserves administratives
Publié le mardi 1 juin 2010   |  Notre Voie


Economie
© Abidjan.net par Emma
Photo: Dôme de la Basilique de Yamoussoukro


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Comme si des individus cherchaient, expressément, à annihiler les efforts du président Laurent Gbagbo pour le transfert effectif de la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire à Yamoussoukro, des menaces planent sur le plan d’urbanisme directeur de la ville. “Le président Houphouët a fait sa part de travail. Moi, je ferai la mienne et je la ferai de sorte que tous ceux qui vont venir après moi puissent continuer le travail”. Dr. Gérard N’Goran, directeur exécutif du Programme spécial de transfert de la capitale à Yamoussoukro (Pstcy), qui rappelle ces propos du chef de l’Etat actuel de la Côte d’Ivoire, le vendredi 14 mai, à l’antenne du Programme à Yamoussoukro, était quelque peu amer. Il ne comprenait pas pourquoi des quartiers sous équipés commencent à sortir de terre, maintenant que le président Laurent Gbagbo a décidé de rendre effective la loi votée par l’Assemblée nationale, le 22 mars 1983, transférant la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire d’Abidjan à Yamoussoukro. Cela, malgré le décret portant organisation de la ville qui a été pris en mars 1997 pour compléter cette loi. Décret qui approuve le plan directeur d’urbanisme de Yamoussoukro, sécurisé par la déclaration d’utilité publique. De sorte que le projet d’urbanisation de la nouvelle capitale soit appliqué sereinement. Ce plan directeur, selon Dr. Gérard N’Goran, pour être mis à exécution sur le terrain doit être assorti de plans d’urbanisme de détail qui organisent concrètement l’aménagement du sol, les occupations et les installations. Parce que toute ville, naturellement, doit être, selon lui, organisée. Et cette exigence est d’autant plus impérieuse que Yamoussoukro est la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi il demande, déjà au niveau local, que les populations comprennent, en partant des autorités, la nécessité de contribuer à l’œuvre commune qu’est le transfert de la capitale à Yamoussoukro. Parce que, dira-t-il, lorsque Yamoussoukro deviendra la capitale que tout le monde souhaite, c’est la Côte d’Ivoire qui va en être fière. Aujourd’hui, Yamoussoukro offre effectivement un spectacle désolant par endroits. On voit çà et là des constructions anarchiques. Notamment au niveau de la décharge publique du quartier Kokrénou et même dans la zone administrative et politique (Zap). Le premier quartier cité est situé derrière la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Déjà difficile d’accès, il n’y a aucune adduction d’eau. L’électricité y est une denrée rare. Les causes de l’anarchie Pour Apollinaire Koffi N’Dri, gouverneur du District, c’est vraiment regrettable ce qui se passe à Yamoussoukro. Il rappelle alors ce que le président Laurent Gbagbo lui avait déclaré à sa nomination: “Apollinaire, je ne veux pas d’Abidjan-bis à Yamoussoukro. Amondji est nommé gouverneur pour régler tous les problèmes à Abidjan. Et toi pour prévenir les problèmes à Yamoussoukro. La boussole de la construction de cette nouvelle capitale, c’est le plan d’urbanisme, c’est-à-dire l’occupation du sol, et que cette boussole soit toujours ta feuille de route”. Le gouverneur du District de Yamoussoukro pense que si chaque autorité avait pris en compte ce message du chef de l’Etat, on n’en serait pas aujourd’hui aux constructions anarchiques constatées dans la ville. “Ces constructions anarchiques sont nées du fait que nous n’avons pas respecté le plan d’urbanisme. Ceux qui avaient en charge les attributions des lettres, je dirais qu’ils ont fait du n’importe quoi. Il y a des zones qui n’ont pas été déclassées qu’ils ont programmées aux lotissements”, accuse-t-il. Il va plus loin pour affirmer qu’un peu partout à Yamoussoukro, il y a des déclassements parfois de complaisance qui ne tiennent pas compte du plan d’urbanisme de la ville. Aujourd’hui, regrette-t-il, là où il était prévu des maisons de haut ou de moyen standing, on trouve des constructions économiques. Et vice-versa. Il prend en exemple le site de Kpangbassou où se trouve la Zap qui est en train d’être défigurée par des constructions dites anarchiques. Pourtant, indiquera-t-il, cette zone avait été réservée par le premier président de la Côte d’Ivoire pour abriter les institutions de l’Etat. Notamment le Palais présidentiel, l’Assemblées nationale, le Sénat, les cinq grands jardins, etc. “Depuis 1981, alors que la loi portant le transfert de la capitale à Yamoussoukro n’avait pas encore été votée par l’Assemblée nationale, lorsque le chef qui avait en charge la surveillance de ses plantations avait distribué des lots dans cette zone, le président Houphouet-Boigny avait pris la décision de détruire toutes les maisons que les gens avaient commencé à construire. Houphouet avait fait ce plan d’urbanisme qui devait être respecté. Et voilà qu’on a donné des lettres d’attribution n’importe comment et c’est là que nous voyons aujourd’hui pousser des maisons qui n’étaient pas prévues pour cet endroit. Je souhaite vivement qu’une décision soit prise le plus rapidement possible pour ne pas bloquer ce vaste projet de construction de la Zap”, ajoute-t-il. Pas de textes pour situer les responsabilités Pour Apollinaire Koffi N’Dri, cette situation perdure parce qu’il n’existe pas encore de textes qui permettront aux uns et aux autres d’assumer pleinement leurs responsabilités. A l’en croire, cela fait que certaines autorités se complaisent dans cette situation pour distribuer les lettres d’attribution de lots de la plus mauvaise manière. “Aujourd’hui, ma grande inquiétude, c’est que ce que le président Gbagbo ne voulait pas au départ en me nommant, c’est-à-dire éviter que Yamoussoukro soit Abidjan-bis, qui risque de se produire”, regrette-t-il. Il est rejoint par Jean Kouakou Gnrangbé, maire de la ville de Yamoussoukro. Pour lui, cette situation était inévitable dès lors qu’il a été décidé de faire de certaines populations de Yamoussoukro des propriétaires terriens avec des lettres d’attribution de lots. “ A partir de la délimitation du territoire villageois, tous les habitants de Yamoussoukro ont eu des papiers leur octroyant des parcelles de terre. Chacun veut exploiter cette parcelle de terre comme il l’entend. Alors il y a des lotissements par-ci, des lotissements par-là qu’ils font sans l’accord municipal. Alors que, réglementairement, seule la mairie à l’initiative du lotissement. Voilà ce qui crée l’anarchie”. Alors il montre la voie à suivre, même s’il est convaincu qu’il est aujourd’hui impossible d’empêcher les propriétaires terriens d’user de leurs biens. Il demande à tous ceux qui veulent faire un lotissement de passer désormais par la mairie. C’est elle qui prendra l’attache du Bnetd et l’avis du Pstcy afin de s’assurer que le lotissement qui est en cours ou qui va être fait n’est pas en conflit avec le Programme du transfert de la capitale à Yamoussoukro. A savoir les 27.000 ha réservés à cet effet. “Mais quand ces lotissements passent au-dessus de la mairie et que des géomètres privés envoient directement leurs lotissements au ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, cela crée effectivement l’anarchie dont nous parlons”, accuse-t-il. Mettant ainsi le pied dans le plat. M. Nassa Dakouri, préfet de la région des Lacs, préfet du département de Yamoussoukro, n’est pas indifférent aux problèmes du foncier dans sa circonscription administrative. Chaque fois, dit-il, qu’il est saisi d’un tel problème, il réagit. Mais, ajoute-t-il, il est important que ce genre de situations soit portée à sa connaissance. Toutefois, il révèle qu’il est une réalité que le respect du foncier dans les villages de Yamoussoukro n’est pas forcément une tradition. Pour lui, c’est à dessein quand le chef de l’Etat dit qu’il ne faut pas faire de Yamoussoukro un Abidjan-bis. “Parce qu’au fond, on veut construire partout sans lotissement approuvé. Les lotissements doivent être dûment approuvés”. Il suggère alors que l’approbation de lotissement soit déconcentrée afin d’éviter certains dérapages. “Aujourd’hui, tout est fait à Abidjan. Cela favorise un peu l’impatience. Aujourd’hui, les directions régionales du ministère de la Construction comportent des ingénieurs pétris des mêmes connaissances que ceux qui sont à Abidjan. Ces experts, il y en a à Yamoussoukro. Je pense que, pour la question de lotissement surtout à Yamoussoukro où le transfert de la capitale est une réalité, on devrait faciliter les choses pour que des approbations se fassent au plan local pour accélérer le développement de la ville”, indique M. Nassa Dakouri. Comme on le voit, Yamoussoukro mérite aujourd’hui un plan d’urgence pour éviter que des obstacles majeurs ne se dressent sur le chemin du transfert effectif de la capitale par la construction des institutions de la République à Yamoussoukro. Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr Envoyé spécial

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