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Politique

La Racine de la tragédie
Publié le jeudi 9 dcembre 2010   |  Le Temps




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A la base de l’échec à notre challenge collectif escompté sur huit bonnes années d’endurance, c’est la tricherie. Quelle honte !

Que la France et l’Onu en Côte d’Ivoire se signalent en relief comme les agents de change chargés de la cotation de notre souveraineté au Conseil de Sécurité, c’est un moindre mal, par rapport à cet acte de l’auto-infantilisation de notre faculté d’être actuels. En 1885, à Berlin, l’Europe s’appropriait l’Afrique. Ce schéma se reproduisait à l’échelle territoriale de notre pays, plus près de nous, en 2002, à Paris. La France, en effet, se fondant de ses droits de propriétaire historique de nos richesses et de nous-mêmes, la France initiait et parrainait le partage de la Côte d’Ivoire entre ceux qui la voulaient République vassale, et les résistants. La dernière élection présidentielle avait pour objectif de mettre un terme à cette situation, besoin de souveraineté oblige. Mais, hélas, y en a à qui ça ne convient pas. Et donc, il leur faut brouiller la capacité de notre résurgence, pour continuer à dépendre des implications de cette triste histoire. Quelle honte! !

Entre solliciter l’arbitrage de l’Onuci pour donner les résultats provisoires du deuxième tour de l’élection présidentielle dans sa vision, en présence des partis impliqués, en portant ses observations, ou, proclamer les résultats dans le camp des adversaires qui représentent toute la rébellion armée, avec l’encadrement partisan de cette même Onuci, la première option sauverait la Côte d’Ivoire de l’emprise des prédateurs. Mais tout dépendait de l’éthique du Président de la Cei.
L’éthique, oui, siège de nos fibres morales en nous, et ancêtre de la loi. L’éthique et la loi harmonisées avec notre personnalité, inspirent au respect de l’autorité de la loi. De quoi s’agit-il, en terme chiffré ? Selon la liste électorale produite, 5 725 721 électeurs étaient inscrits. Au premier tour, 83% ont répondu présents pour voter. Soit 4,752 millions de votants effectifs, desquels Lmp et Rhdp ont eu respectivement les quotas qu’on connaît. Au deuxième tour, les observateurs ont relevé une baisse du flux électoral, estimé de l’avis de la Cei et du Conseil constitutionnel à 71,29%. Ce qui veut dire de 4,752 millions d’électeurs, 71,29% du nombre initial devenaient 4,082 millions d’électeurs, dont 88 750 bulletins nuls, d’où, électeurs répartis entre les deux: 3,993 millions d’électeurs. Or, l’addition des électeurs entre les deux, selon la Cei, totalise 4,500 millions d’électeurs. Donc, tricherie. Et les observateurs commis, dans leurs différents rapports produits, décrivent avec minutie, et en termes crus, les nombreuses dérives qui ont entouré la scène du déroulement des élections dans les régions contrôlées par le Rhdp : les empêchements, les séquestrations, les sévices corporels, voire même la liquidation physique des électeurs de Lmp, le tout couronné par le bourrage des urnes à hauteur de 500.000 voix.

Le colonialisme qui réunit toutes les conditions favorables de son éligibilité au rang de crime contre l’humanité, la colonisation qui en est le produit dont quelques chefs d’Etat des ensembles sous-régionaux du continent africain font la promotion, avec l’emblème idéologique du pays colonisateur, ne pouvaient pas ne pas dire autre chose que ce qu’ils croient être dans l’intérêt de notre pauvre Côte d’Ivoire. Mais, ils ne sont pas nous. Et merci aux dignes fils d’Afrique qui se sont abstenus de ce piètre spectacle éhonté. Des accords conclus sans éthique, Guillaume Soro en fournit la preuve, par ses déclarations indécentes. Plus à l’aise dans la rébellion, il faisait la comédie dans ses attributs de Premier ministre de la République. L’histoire de chaque homme lui crée des ouvertures du côté de ses prétentions d’y entrer, c’est-à-dire, avec, ou sans décence. Les portes de l’histoire de la Côte d’Ivoire restent ouvertes. De nos illustres disparus, après Houphouët et Yacé, Guei Robert y est déjà.

En somme, ils sont plus de deux millions d’Ivoiriens déterminés à sauver, avec Gbagbo, leur pays. Non pas en brûlant et en assassinant les villages et leurs habitants qui n’y sont pour rien.
Mais en rassurant, des vertus sécurisantes du vrai concept de vivre ensemble.

Patrice Djedje Sahiri
Consultant


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