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Politique

Violence à Marcory : Des hommes en treillis cassent des wôrô-wôrô
Publié le samedi 11 décembre 2010   |  Nord-Sud




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Des hommes en treillis ont cassé, dans la nuit de mercredi à jeudi, des véhicules à la gare de wôrô-wôrô de Marcory-Aliodan.

Le couvre-feu a fait de nouvelles victimes heureusement sans perte en vie humaine. Des hommes en treillis ont cassé, dans la nuit de mercredi à jeudi, vers une heure du matin, à coup de cailloux, les vitres de véhicules de transport en commun communément appelés wôrô-wôrô. A la gare de Marcory-Aliodan où les casses ont eu lieu, un témoin, caché dans la pénombre au moment des faits, a confié que les casseurs étaient dans une voiture de patrouille de proximité de la police de couleur bleu-blanc. « Lorsqu'ils sont arrivés, ils ont garé leur voiture. L'un d'eux s'est mis à crier : c'est une foutaise ! Si je rencontre un margouillat sur ma route aujourd'hui, je le tue. Il a dit d'autres injures grossières avant de s'emparer d'un caillou pour casser la première vitre », a confié notre interlocuteur. « Les véhicules étaient stationnés au lavage (juste à côté, ndlr). Les propriétaires devaient les récupérer le lendemain pour continuer le travail. Dans notre secteur, il y en a neuf qui ont été vandalisés et une personnelle », a-t-il poursuivi. Après le constat de ce qui s'est passé pendant la nuit, les propriétaires ont porté plainte à la police. « Les policiers du 26ème ont soutenu qu'ils ont vu la voiture en question la nuit mais qu'ils ne savaient pas qu'elle se dirigeait vers la gare », a ajouté un autre interlocuteur. Soulé alias Le maire s'est rendu au commissariat de police pour la plainte. « Le chef de poste m'a remis un mot et m'a demandé de revenir. Mais quand je m'y suis rendu à l'heure indiquée, l'officier qui devait me recevoir était absent », a-t-il relaté. Les jeunes de Marcory-Aliodan disent vivre dans une insécurité permanente. « Des jeunes du quartier ont clairement pris position contre le camp Gbagbo. Ils avaient dressé des barricades pour protester. Depuis, nous sommes dans le viseur d'hommes en treillis », ont-ils expliqué. Selon eux, des hommes viennent régulièrement frapper aux portes pendant la nuit en demandant à voir des personnes dont ils ont les noms sur une liste. « Mais puisque c'est le couvre-feu, par prudence, on ne leur ouvre pas », a précisé l'un d'entre eux.

Bamba K. Inza


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