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Politique

Reportage / Crise Post-électorale - Un Week-end au "Palais" du Golf Hôtel
Publié le lundi 13 dcembre 2010   |  L'Inter


L`Hotel
© Reuters


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A l’hôtel du Golf où Alassane Ouattara et son gouvernement se sont retranchés, les causeries tournent autour de la schizophrénie politique dans laquelle a sombré le pays depuis l’annonce des résultats du scrutin présidentiel.
Le week-end dernier, nous y avons fait un tour pour toucher du doigt les réalités du « Palais » du Golf Hôtel, d’où le gouvernement Soro donne de la voix depuis sa formation. Pour accéder au hall de l’hôtel, qui tient lieu de « salle des pas perdus », il faut montrer patte blanche et subir une fouille corporelle. Commis au filtrage des entrées, des éléments de la sécurité privée. Une fois à l’intérieur aux environs de 11h30, nous sommes frappé par le bourdonnement. On se croirait dans une ruche. Attablés ou debout, des visages connus de la famille du Rhdp et autres anonymes, devisent par petits groupes. Nous reconnaissons Romain Porquet, directeur de protocole du président Bédié, le conseiller diplomatique, Aly Coulibaly en boubou basin blanc, le ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot, en chemise pagne, les artistes Noel Dourey et Antoinette Konan. Des femmes et des jeunes filles aux tenues osées vont et viennent. « Il y a trop de femmes dans votre palais-là. Que viennent-elles faire ici ? », peste un confrère, qui déplore un relâchement au niveau de la sécurité. Outre ceux qui ont élu domicile à l’hôtel du Golf en raison de la crispation sociopolitique, on y trouve des proches, amis et connaissances. Ce qui donne une impression de bazar à la « salle des pas perdus ». Une situation qui ne manque pas de donner des soucis à la sécurité. Et pourtant, selon un habitué des lieux, les mesures sécuritaires auraient été renforcées. Notamment, depuis que, selon lui, un quidam a réussi à franchir le hall pour se retrouver à la table du « président de la République », Alassane Ouattara. Lequel s’est étonné de la présence de l’intrus avant d’alerter sa garde rapprochée. L’homme serait arrivé sur les lieux au-delà de l’heure du couvre-feu, aurait garé son véhicule, le moteur maintenu allumé, avant de passer la porte donnant sur le hall. L’incident n’a pas pour autant mis fin au ballet des connaissances et jeunes filles sexy dans le hall. Où l’on voit passer des membres du gouvernement, dont MM. Amon Tanoh, directeur de cabinet de la « présidence » et Amadou Gon, ministre d’Etat, secrétaire général de la « présidence ». Mais aussi des figures de proue comme Charles Konan Banny, qui a fait son entrée dans le hall autour de 18h10, flanqué de sa garde rapprochée.
BROU AKA, DEGNY MAIXENT, ARTHUR ALLOCO…AU « PALAIS »
Banny a foncé tout droit dans le couloir à droite, menant au bâtiment abritant Henri Konan Bédié, à l’entrée duquel se tient, telle une sentinelle, Romain Porquet. Selon ses proches, le président du Pdci, dont le 4x4 trônait à la devanture de l’hôtel, n’a pas quitté les lieux depuis l’éclatement de la crise post-électorale. Samedi dernier, l’on pouvait voir également certaines des personnes nommées récemment à de hauts postes de l’Etat par le gouvernement Soro. Aux alentours de 12h, Arthur Alloco, nommé directeur de l’Atci, devisait tranquillement dans un couloir. En t-shirt rouge, képi vissé sur la tête, il semble serein. Tout le contraire du confrère Pascal Brou Aka, qui donne lui, le sentiment d’être affairé. Entre des poignées de main de félicitations qu’il reçoit et les brefs échanges avec des connaissances, il va et vient, un cahier à la main. Aux alentours de 17h 20, on le voit remonter un escalier donnant sur le jardin, en compagnie de Degny Maixent, nommé directeur de TV2 et Lazare Aka Saye, qui s’est vu confier la direction de la Première chaîne. Les nouveaux « responsables de la Rti » semblaient sortir d’une séance de travail. A l’image de certains ministres, qui ne chôment visiblement pas. Comme le ministre des Affaires étrangères Gervais Jean-Baptiste Kouakou, qui a reçu en audience, ce jour-là même, l’ambassadeur des Etats-Unis, dans le bâtiment abritant des « ministères » et qui tient lieu de tour administrative. « On travaille ; on tient bon », lâche un autre membre du gouvernement, qui se dirigeait dans le jardin pour une séance de travail. Tandis que d’autres, comme l’ex-ministre Koné Mamadou de la Justice, en reviennent, des documents à la main. Nul ne paraît inquiété par la menace de bombardement du Golf lancée dans la presse par un officier supérieur des Fds. « S’ils tirent le premier coup de feu, ils le regretteront », assure une proche d’Alassane Ouattara. Selon elle, des mercenaires libériens ont été repérés ces jours-ci dans la broussaille qui longe l’entrée du Golf hôtel et d’autres signalés du côté de la lagune bordant le jardin. D’où le renforcement des mesures de sécurité avec un déploiement de chars onusiens ceinturant désormais les abords de l’hôtel.
ASSANE NIADA
Photo : Un char de l’Onuci avec des casques bleus


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