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Appel au dialogue lancé par Laurent Gbagbo - Voici les conditions du camp Ouattara -Patrick Achi: « Oui, si c`est pour discuter ses conditions de départ »
Publié le lundi 13 décembre 2010   |  Soir Info




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Suite à l'appel au dialogue lancé par le président Laurent Gbagbo à son adversaire, le camp Ouattara a réagi. Patrick Achi, porte-parole du gouvernement d' Alassane Ouattara a déclaré samedi 11 décembre 2010 que cela n'était possible qu'à condition que le président sortant quitte le pouvoir. Oui, a-t-il dit, « si c'est pour (discuter) ses conditions de départ, on peut négocier ». Laurent Gbagbo n'étant «pas le président », « à quel titre allons-nous dialoguer avec lui », a-t-il interrogé. Puis, il a jouté: « pour nous, il y a un préalable: Alassane Ouattara est président ». Le porte-parole du gouvernement Soro, a écarté, en tout cas « toute négociation » avec Laurent Gbagbo si ce dernier ne reconnaît pas le président du Rassemblement des républicains (Rdr) soutenu par le Rhdp (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), comme chef de l'Etat. «Tant qu' Alassane Ouattara, président de la
République, n'est pas reconnu par tous, toute négociation est écartée », a-t-il déclaré à l'Afp. Anne Désiré Oulotto, porte-parole du candidat Alassane Ouattara n'a pas dit autre chose. « Nous, nous sommes déjà dans la voie du dialogue. C'est au nom de cela et de la paix que nous avons demandé à Laurent Gbagbo de partir conformément à la volonté des Ivoiriens », a-t-elle confié au confrère Nord Sud quotidien dans sa parution du week-end. On ne peut pas, a-t-elle poursuivi, usurper le pouvoir de quelqu'un et demander un dialogue pour se maintenir au pouvoir. «Ouattara est un homme de paix et de dialogue. Dans cette logique de dialogue, nous invitons donc Laurent Gbagbo à respecter la parole qu'il avait donnée de respecter le résultat du vote. Et, le préalable, c'est qu'il arrête les violences sur les populations. La seconde chose, c'est qu'il quitte le pouvoir pour que le président Ouattara s'installe. Alors, le dialogue
aura tout son sens. Gbagbo doit arrêter de distraire le monde entier et les Ivoiriens en particulier. Nous savons que c'est un homme qui n'a pas de parole. Quelle valeur peut avoir un dialogue avec un tel homme ? », a interrogé la porte-parole d'Ado. Rappelons que le président Laurent Gbagbo avait, on s'en souvient, proposé jeudi 9 décembre dernier au camp adverse de "discuter". « On finit toujours par s’asseoir pour discuter. Asseyons- nous et discutons. S’il y a un problème, on va s’asseoir et on va discuter. On discutera. On finira par discuter. Généralement, les hommes ne discutent pas quand ils voient qu’une affaire est encore trop chaude. Ils attendent qu’elle se refroidisse, avant de discuter », avait-il dit alors qu’il recevait, au Palais présidentiel au Plateau, le peuple Tchaman (Ebrié). La Côte d'Ivoire est dans la tourmente depuis la présidentielle du 28 novembre, censée pourtant clore une décennie de crises
politico-militaires et la partition du pays depuis 2002. Alassane Ouattara avait été déclaré vainqueur de cette élection présidentielle par la Commission électorale indépendante (Cei) avec 54,1% des suffrages. Une victoire confirmée par le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, Young-Jin Choi. Mais le Conseil constitutionnel, a invalidé ces résultats et a proclamé Laurent Gbagbo président de la République avec 51,45% des voix. Les deux hommes ont depuis lors formé chacun leur propre gouvernement.

Jonas BAIKEH


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