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Crise postélectorale - Semaine décisive
Publié le lundi 13 décembre 2010   |  Le Patriote




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Tous les signaux économiques sont au rouge. Depuis le hold-up électoral orchestré par Laurent Gbagbo et son camp, la Côte d’Ivoire, s’est brusquement arrêtée. Entre confusion et peur du lendemain, les Ivoiriens attendent d’être délivrés pour vaquer tranquillement à leurs occupations. La semaine qui commence, à partir d’aujourd’hui, sera décisive pour une issue heureuse de la crise artificielle dans laquelle, le FPI par le truchement de son militant de juriste, Yao Paul N’Dré a bien voulu plonger la Côte d’Ivoire. La patience des Ivoiriens, il faut le dire, a des limites. L’un des plus illustres fils de ce pays, en a donné l’exemple le vendredi dernier.
Guillaume Soro, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est monté au créneau. « Je serai dans mes bureaux au Plateau dès cette semaine », déclarait-il à la presse, depuis l’hôtel du Golf. Si cet acte venait à se formaliser paisiblement, ce qui voudrait dire que le Président élu est reconnu par ceux qui lui refusent le fauteuil présidentiel, la Côte d’Ivoire en sortirait grandie, puisque la paix aura été sauvegardée. La Côte d’Ivoire fera alors l’économie de pertes en vies humaines de ses fils. Depuis le 28 novembre, les morts se comptent par dizaine, il faut éviter de rallonger la liste et d’endeuiller des familles. En plus, l’économie qui depuis, est plongée dans le noir, pourrait rebondir, avec pour conséquence la sauvegarde des emplois et surtout le paiement des salaires de ce mois festif de décembre au grand bonheur de nombreux fonctionnaires et autres travailleurs qui ont le sommeil trouble. Quoiqu’il en soit, les Ivoiriens veulent sortir de cette situation et le plus tôt serait le mieux. Déjà des voix s’élèvent pour dénoncer cette situation de blocage. « Il faut libérer le pays des mains de ceux qui, ayant perdu l’élection présidentielle dans les urnes, essaient de se cacher derrière une décision partisane, d’un Conseil constitutionnel aux ordres, pour le garder », murmurent ça et là des milliers d’Ivoiriens. Au péril de leur vie, ces derniers sont prêts à faire respecter leur choix. Une position, qui est l’expression de l’agacement dans lequel, la situation les plonge. La pression sur le Président élu, s’accentue de plus en plus. Il faut, pense ceux qui ont placé en lui leur confiance, qu’il prenne des décisions courageuses. A l’image de la position affichée par Barack Obama, le Président Américain, Nicolas Sarkozy, le Président français, mais aussi l’UA, l’UE, l’ONU et la CEDEAO. Les jours à venir nous situerons.

Thiery Latt

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