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Politique

L`UE appelle l`armée à se placer sous l`autorité de Ouattara
Publié le vendredi 17 dcembre 2010   |  AFP


Cinquantenaire
© Abidjan.net par Emma
Samedi 7 août 2010. Abidjan, palais présidentiel du Plateau. Le défilé militaire est le point culminant des cérémonies marquant la fête de l`indépendance.


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L`UE a exhorté vendredi l`armée ivoirienne à se placer sous l`autorité d`Alassane Ouattara, après les violences d`Abidjan, et a haussé le ton contre Laurent Gbagbo, menacé de sanctions par la France s`il ne quitte pas le pouvoir "d`ici à la fin de la semaine".

L`appel, lancé par les dirigeants européens à l`issue d`un sommet à Bruxelles, intervient alors que la communauté internationale redoute un embrasement en Côte d`Ivoire au lendemain de violences meurtrières à Abidjan.

Les forces de l`ordre fidèles à Laurent Gbagbo quadrillaient vendredi la
capitale économique du pays.

Les chefs d`Etat et de gouvernement de l`UE ont appelé "tous les dirigeants
ivoiriens, tant civils que militaires, qui ne l`ont pas encore fait, à se
placer sous l`autorité du président démocratiquement élu, Alassane Ouattara",
dans une déclaration commune.

Ils ont rappelé que le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, avait averti qu`il engagerait des poursuites contre
quiconque serait responsable de violences meurtrières en Côte d`Ivoire.

Et ils ont réaffirmé "la détermination de l`UE à prendre des mesures
ciblées contre ceux qui voudraient continuer à empêcher le respect de la
volonté exprimée par le peuple ivoirien".

L`Europe prépare une liste de 18 ou 19 noms, essentiellement des proches du
dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo, qui seront l`objet de sanctions comme un
gel d`avoirs et des restrictions de visas.

Le chef de l`Etat français Nicolas Sarkozy a lancé quant à lui un ultimatum. Laurent Gbagbo figurera avec son épouse sur cette liste s`il ne
part pas "avant la fin de la semaine", a-t-il dit à Bruxelles.

"Laurent Gbagbo et son épouse (Simone) ont leur destin entre leurs mains.
Si avant la fin de la semaine Laurent Gbagbo n`a pas quitté le poste qu`il
occupe en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur
la liste des sanctions", a déclaré M. Sarkozy.

"Ce qui se passe en Côte d`Ivoire est parfaitement inadmissible (...), des
élections ont eu lieu, sous le contrôle des Nations unies, elles ont été
validées par les Nations unies. Mieux, la totalité des Etats africains ont
reconnu l`élection d`Alassane Ouattara", a-t-il poursuivi.

"En violation de la volonté du peuple ivoirien (...) M. Gbagbo se maintient
au pouvoir, ses partisans tirent, il y a eu des morts dans les rues d`Abidjan
hier, c`est un scandale", a souligné le président français.

"Il n`y a pas d`autre possibilité pour M. Gbagbo que de quitter à bref
délai un pouvoir qu`il usurpe", a-t-il insisté.

A Bruxelles, certains diplomates s`avouent néanmoins "sceptiques" quant à
l`efficacité des sanctions contre Laurent Gbagbo. Depuis la décision de
principe, lundi dernier, des ministres européens des Affaires étrangères de
sanctions contre ses proches "il n`a pas réagi du tout et ne les a même pas
commentées", relève l`un d`eux.

Les Européens comptent beaucoup sur la suspension des droits du
gouvernement sortant au sein de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de
l`Ouest, qui devrait prouver aux fonctionnaires encore loyaux à M. Gbagbo
qu`il sera bientôt à court de ressources financières pour verser leurs
salaires.

A ce propos, la suspension du pays de la Communauté économique des Etats de
l`Afrique de l`Ouest (Cédéao) devrait être "décisive", se réjouit un autre
diplomate qui relève que déjà les salaires de novembre --les salaires sont
payés généralement avec un mois de retard-- sont a priori bloqués.

Vendredi, le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a aussi
estimé "que la responsabilité finale de la crise politique réside chez ceux
qui empêchent un transfert rapide et pacifique du pouvoir au président élu
Alassane Ouattara".

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