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Politique

Crise post-électorale / Gbagbo-Ado: Vaincre à tout prix
Publié le mardi 21 décembre 2010   |  Soir Info


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© Abidjan.net par Emma
Samedi 27 novembre 2010. Abidjan. Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré rencontre les deux candidats, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, ainsi que le premier ministre Guillaume Soro


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La crise née de la proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, par le Conseil constitutionnel, secoue en ce moment l'ensemble de la Côte d'Ivoire. Ouattara Alassane déclaré vainqueur par la commission électorale indépendante (Cei) a décidé de ne pas lâcher prise. Il mène depuis, un bras de fer avec Laurent Gbagbo dont les résultats définitifs le donne vainqueur. L'enjeu de cette bataille pour chacun des protagonistes, c'est de vaincre à tout prix. L'atout de Ouattara, c'est qu'il a le soutien de la communauté dite internationale notamment certains États de la Cedeao, de l'Union africaine (Ua), l'Onu, des États-Unis d'Amérique, de la France... En dépit de tous ces soutiens, Ouattara Alassane est ''emprisonné'' à son Qg au Golf Hôtel avec son Premier ministre et les membres de son ''gouvernement''. Il a certes le soutien de la communauté internationale, mais il n'a pas avec lui la Force publique. La force principale de Laurent Gbagbo, c'est que les Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (Fdsci) avec à leur tête le général de corps d'armée Philippe Mangou se tiennent à sa disposition. Comme, il l'a déjà souligné le général de corps d'armée Mangou, pour défendre les Institutions de la République. D'ailleurs, suite à l'investiture dans ses fonctions de Président de la République, les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire, avec à leur tête le général de corps d’armée, Philippe Mangou, chef d’état-major des armées, sont allées rassurer le président Laurent Gbagbo de leur loyauté et de leur esprit républicain. A cette occasion, le général de corps d’armée, Philippe Mangou a fait une mise en garde: ''A tous ceux qui veulent créer le trouble, nous leur demandons de se ressaisir parce que notre pays est suffisamment en retard, il faut une union de toutes les forces pour que nous puissions repartir''. Les Fdsci ont montré leur attachement au Président de la République en empêchant la tentative du Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) de prendre le contrôle de la Rti (Radiodiffusion télévision ivoirienne) le jeudi 16 décembre 2010. Les Fdsci se sont opposées par tous les moyens à cette entreprise, surtout lorsqu’elles ont vu leurs positions pilonnées par les Forces nouvelles à l'arme lourdes dans les environs du Golf Hôtel. La France a même demandé le 19 décembre 2010, au président, Laurent Gbagbo, de retenir ses troupes. Laurent Gbagbo en dépit du tir groupé de la communauté internationale contre son régime ne baisse pas pour autant les bras. Il mène, selon nos sources, une diplomatie souterraine en vue de reprendre le contrôle de la situation au niveau international. Pour renforcer son emprise en Côte d'Ivoire, l'un des hommes sûrs de Gbagbo est sur le terrain. Le
ministre de la Jeunesse et de l'Emploi dans le gouvernement de Gbagbo, Blé Goudé, personnage charismatique, sillonne les différentes communes d'Abidjan en vue de tenir ''ses troupes '' en alerte pour contrer toute action contre Laurent Gbagbo. Ouattara Alassane pour sa part, si on se fie aux propos du ministre français des affaires étrangères Michelle-Alliot Marie a désormais la signature sur les comptes de la Côte d'Ivoire logés à la Bceao. Dans ce duel entre ces deux protagonistes, et qui risque de faire de nombreuses victimes, il est préférable pour ces deux frères, qui se téléphonent d'ailleurs, d'engager le dialogue. Invité de la radio confessionnelle catholique, Radio Espoir, récemment, le professeur Koulibaly Mamadou, président de l’Assemblée Nationale a partagé cet optimisme. ''Et comme nous sommes en situation post-électorale et que nous sommes en conflit post-électoral, peut être qu’il vaut mieux gagner une étape.
Le maillon qui consiste à nous entretuer, nous ne sommes pas obligés de passer par là. On peut sauter l’intermède qui consiste à passer par les tueries et arriver directement à une entente, à une cohabitation, à une cogestion, à une complicité entre les protagonistes pour travailler pour les populations. Je pense que la pression des vivants est beaucoup plus efficace que la pression des morts. Nous gagnons en efficacité et en temps. Voilà un peu le schéma dans lequel je me situe'', a souligné Koulibaly Mamadou. Au total, la crise post-electorale qui secoue la Côte d'Ivoire peut être surmontée si les deux protagonistes acceptent de dialoguer afin de dépasser la logique des extrêmes dans laquelle ils semblent résolument s'être inscrits.

K.A.Parfait
kaparfait@yahoo.fr


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