Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS



Comment


Dernières dépêches



Politique

Côte d`Ivoire: le MoDem compare Sarkozy à "Monsieur maître du monde"
Publié le mardi 21 dcembre 2010   |  AFP




Vos outils

IMPRIMER
height=28
REAGISSEZ

PARTAGEZ
Le porte-parole du MoDem Yann Wehrling a déclaré
mardi que Nicolas Sarkozy avait, sur la question de la Côte d'Ivoire, agi en
"Monsieur maître du monde qui règle les problèmes partout", une position que
n'a pas partagée la vice-présidente du mouvement, Marielle de Sarnez.
Evoquant l'ultimatum lancé vendredi par le chef de l'Etat au président
ivoirien autoproclamé, Laurent Gbagbo, M. Wehrling a déclaré que M. Sarkozy
avait "plus agi pour des questions de politique intérieure".
Selon lui, le président de la République "a joué, un petit peu comme il
l'avait fait à l'époque pour la Géorgie, le Monsieur maître du monde qui règle
les problèmes partout et qui ne se soucie pas forcément des conséquences".
"Les conséquences aujourd'hui on les voit : on a un président sortant qui
est dos au mur, qui visiblement n'a pas de porte de sortie, et personne ne lui
en offre", a ajouté le porte-parole du Mouvement démocrate lors de son point
de presse hebdomadaire.
"Il faut être bien sûr extrêmement ferme sur la reconnaissance de
l'élection de M. (Alassane) Ouattara à la présidence de la Côte d'Ivoire",
a-t-il poursuivi, mais aussi offrir par une "médiation internationale", une
"porte de sortie" au président sortant. "Sans quoi il y aura une augmentation
de la violence, des tensions accrues et le sang qui coule", a-t-il prédit.
Un peu plus tard, la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a
déclaré à l'AFP avoir "une différence d'apprécation sur certains mots
utilisés" par son porte-parole, "parce qu'il y a des moments de crise où la
solidarité des responsables politiques est nécessaire".
"Sans doute peut-on s'interroger sur la forme choisie par le président de
la République (pour intervenir). Pour autant, nous considérons que les
autorités françaises ont eu le mérite de soutenir clairement et depuis le
début la légalité et la légitimité du président Alassane Ouattara", a expliqué
Mme de Sarnez, qui est responsable des Affaires étrangères au sein du "shadow
cabinet" du parti de François Bayrou.
"Je ne doute pas que les autorités françaises font tout pour éviter une
nouvelle guerre civile en Côte d'Ivoire", a ajouté la députée européenne.
Selon elle, "à côté des sanctions nécessaires à l'égard de Laurent Gbagbo, en
particulier sur le plan financier", une "nouvelle médiation" de l'Union
africaine doit intervenir, avec le soutien de la communauté internationale, de
l'Onu, de l'Union européenne et de la France.

LIENS PROMOTIONNELS