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Politique

Inconséquence politique/Dérive totalitaire : Après avoir tout eu, Gbagbo se gâche la vie
Publié le Jeudi 23 Décembre 2010   |  Le Mandat




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De tous les leaders politiques ivoiriens actuels, Laurent Gbagbo est le seul à pouvoir bénéficier de compromis, de protection et même de soutien de ses adversaires et de la communauté internationale. Mais, foncièrement rattaché à la roublardise, il a fini par dégouter tout le monde. Conséquence, sa retraite qui s’annonçait paisible est désormais sujette à une tourmente irréversible.

Le 18 février 1992, Tanny lui sauve la vie

Le 18 février 1992, Laurent Gbagbo et le FPI lance l’expédition ‘’assaut final’’ pour disaient-ils, réclamer le jugement des acteurs de la descente militaire à la Cité universitaire de Yopougon en 1991. La marche dégénère et le front populaire ivoirien s’en prend aux biens publics. Ce jeudi noir aurait pu emporter le leader du FPI, Laurent Gbagbo, n’eut été l’esprit humaniste d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre. Au sous-sol de l’immeuble Hévéa au Plateau, Gbagbo est coincé comme un rat. Perdu et se voyant déjà dans l’au-delà, il est sauvé par le Général Tanny qui lui assure une protection totale. Malgré les énormes dégats occasionnés par lui et ses partisans, ils s’en sortiront avec juste quelques mois d’emprisonnement ferme. En 1995, le président Bédié l’évacue d’urgence à Abidjan par hélico après son grave accident de la circulation sur la route de Divo. C’est le même Bédié qui lui a permis de conserver le fauteuil présidentiel aux négociations de Marcoussis au moment où les rebelles réclamaient son départ pour une transition dirigée par un président autre que lui. En mai dernier, le président du PDCI, bien que déclaré candidat à la présidentielle, a encore sauvé le boulanger en demandant à ses partenaires du RHDP de surseoir à la marche projetée pour exiger la fixation de la date du scrutin présidentiel. Grâce à cette intervention, le BAD a été rassurée et elle a pu tenir, à Abidjan, ses assises auxquelles Gbagbo tenait.

Grand bénéficiaire du coup d’Etat

Bien qu’il ait tenté à plusieurs reprises de faire croire que le RDR est l’instigateur du coup d’Etat militaire de 1999, l’opinion nationale et internationale a pu se rendre à l’évidence qu’il en était finalement le propriétaire et le plus grand bénéficiaire puisqu’après avoir manœuvré pour écarter tous les candidats de poids, il s’est retrouvé face à un Guéi Robert qu’il a bien roulé dans la farine avant de lui arracher de force le pouvoir en octobre 2000. A cette époque, les Ivoiriens qui avaient soif de voir du nouveau au Palais l’ont portée à bout de bras non sans traiter le Général de malpropre.

Soutien de Guéi

Malgré les grincements de dents ressentis par le Général Robert Guéi consécutivement à son éviction du pouvoir par Gbagbo, il a autorisé ses députés à soutenir le groupe parlementaire FPI afin de permettre au fils du sergent-chef de gouverner sereinement, sur la base d’une alliance. Erreur, après s’en avoir servi comme on le ferait avec un préservatif, il s’en débarrasse sans élégance. Quand la crise de septembre 2002 éclate, il en profite pour faire assassiner son bienfaiteur avec la complicité du chef du clergé ivoirien, le Cardinal Bernard Agré. Mais, au nom de la paix, les partisans du Général Guéi acceptent d’aller à la table de négociations afin de permettre au régime de la refondation de rester au pouvoir.

Prorogations de mandat

Gbagbo Laurent fait des rares chefs d’Etat dont le régime a été ménagé par la communauté nationale et internationale alors que des raisons plus que valables militaient en sa défaveur. A maintes reprises, l’ONU a reconduit son mandat par des résolutions, au nom de la paix, et ce, grâce au sens élevé de l’intérêt commun de ses adversaires politiques dont Bédié, Ouattara, Mabri et Anaky. Mais, plutôt que de travailler véritablement au retour de la paix, et fidèle à la roublardise, il a toujours rusé avec les acteurs du règlement de la crise ivoirienne. En effet, Gbagbo n’a jamais pensé qu’un jour, le monde entier se dresserait contre lui et se retrouverait dans la position d’un vulgaire bandit coincé entre des flics.

Aide de la France face aux rebelles

C’est un secret de polichinelle. La France y a été pour beaucoup dans le maintien de Gbagbo au pouvoir pendant 10 ans, en dépit du poids de l’opposition militaire et civile dans le pays. N’est-ce pas l’armée française qui s’est interposée à la demande de Gbagbo pour contenir l’avancée des rebelles et bénéficier du cessez-le-feu sur les différents fronts? N’est-ce pas les soldats français qui ont permis aux loyalistes de reprendre le contrôle de Man à partir de l’aéroport de ladite localité, en novembre 2002 ? Ce soutien de taille a évité à la Côte d’Ivoire de sombrer totalement dans la guerre, ce qui serait synonyme de la chute du régime Gbagbo. En récompense, la France a été agressée, insultée, vilipendée et continue d’ailleurs de l’être par le FPI et ses ultra nationalistes de patriotes qui ont toujours intoxiqué une partie du peuple en lui faisant croire que ce sont les dirigeants français qui sont à la base des malheur de leur pays. Comment peut-on demander de l’aide à quelqu’un qui vous veut du mal ? Seul Gbagbo et ses va-t-en guerre pourront y répondre.

La onzième victime du sorcier…

Un enseignement des sciences occultes africaines affirme que quand un sorcier fait 10 victimes, la onzième, c’est lui-même. C’est le synonyme du retour du bâton sous d’autres cieux. La sorcellerie politique de Gbagbo a déjà fait trop de victimes. Et, comme aucun crime n’est parfait, il a manqué d’inspiration pour le crime de plus que constitue le braquage électoral dont il s’est rendu coupable à l’issue du deuxième tour de la présidentielle. Ingrat comme un vrai sorcier, il rend toujours le bien par le mal. Mais, cette fois, il est tombé sur plus durs: Alassane Ouattara et le RHDP. Les esprits des ténèbres l’ont lâché. Il est étouffé. Il est encerclé. En voulant toujours trop gagner, il perd tout et se gâche la vie. Sa parole, son image et sa signature ne passent plus. C’est le temps des regrets. Va-t-il y avoir un sursaut d’humilité de sa part pour atténuer l’enfer qui se rapproche de plus en plus de lui ?

Pas si sûr. Au contraire, selon des indiscrétions de son entourage, il préfère mourir que de vivre dans la honte. Mais, y a-t-il vraiment une honte à céder le pouvoir dans la paix surtout quand on l’a perdu par une élection démocratique ? Il a tout eu: argent, femmes, honneurs... hélas, il a choisi de sortir par la petite porte.

Mass Domi
massoueudomi@yahoo.fr


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