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Les Ivoiriens face au discours de Gbagbo
Publié le jeudi 23 décembre 2010   |  Afrik.com


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Laurent Gbagbo, le président de la République de Côte d’Ivoire reconnu par le Conseil constitutionnel, est sorti de la réserve qu’il gardait depuis sa dernière rencontre avec la délégation Atchan, au palais présidentiel. Mardi soir, il s’est adressé officiellement à l’ensemble des populations ivoiriennes sur les antennes de la télévision nationale (RTI). Cette adresse à la nation, largement suivie par les Ivoiriens, nourrit tous les débats ce mercredi chez les pro-Gbagbo comme les pro-Ouattara.
Une volonté d’ « apaisement », « une adresse tardive », « un discours creux »… C’est en substance ce qui ressort des avis des Ivoiriens que nous avons interrogés ce mercredi au sujet du discours que le président Laurent Gbagbo a tenu hier soir à la télévision nationale. Ce dernier, qui a réaffirmé sa légitimité, a déclaré qu’il ne voulait « pas de guerre » en Côte d’Ivoire et invité son rival, Alassane Ouattara, au dialogue. Pour Huberson Digbeu, journaliste au quotidien indépendant L’intelligent d’Abidjan, cette prise de parole dénote une volonté d’apaisement et de dialogue avec ses adversaires politiques. Carine Lamidi, coiffeuse d’une trentaine d’années propriétaire du salon Canaan beauté à Angré Ladjibi, est d’accord au moins sur un point du discours : « Nous ne voulons pas de guerre civile en Côte d’Ivoire ». Mais, bien qu’elle soit satisfaite que Laurent Gagbo ait enfin rompu le silence, elle estime que « son discours vient en retard ». Enfin, elle émet des doutes sur l’opportunité qu’il y avait à organiser le scrutin présidentiel cette année. Pour elle, le processus de sortie de crise a été « biaisé depuis le début, avec une rébellion (…) qui n’avait toujours pas désarmé pendant la tenue des élections ». Pour Carine, « les signataires de l’accord politique de Ouaga, sont allés à la paix sur papier » alors même que « rien n’était résolu dans la réalité ».

Pas toujours facile de recueillir le point de vue des pro-Ouattara à Abidjan. B.B., journaliste dans un quotidien soutenant le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), se refuse à exprimer tout commentaire. « Les gens ne verront pas mon avis sur la question comme objectif, ils verront le combat et la ligne éditoriale du journal qui reste pro-ouattara », explique-t-il. Mais Sangaré Yacouba, son confrère, n’est pas de cet avis.
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