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Politique Publié le lundi 27 décembre 2010 | Le Patriote

Asphyxié par les sanctions nationales et internationales

Jouer sur la fibre tribale. C’est à ce jeu que Laurent Gbagbo s’adonne désormais en actionnant les filles et fils du Centre Ouest, sa région d’origine, à l’accompagner dans son aventure suicidaire de confiscation du pouvoir perdu, dans les urnes, le 28 novembre dernier face à Alassane Ouattara. Acculé par ses compatriotes qui l’ont vomi dans les urnes et par la communauté internationale, remontée contre lui pour son entêtement à donner un coup de massue à la démocratie, Gbagbo tâte désormais, le terrain tribal. Et c’est un de ses bras séculiers, un de « ses frères », en l’occurrence, Paul Antoine Bohoun Bouabré, lui-même d’Issia, qu’il actionne. Celui-ci a convié, hier dimanche à 14H, au Complexe sportif de Yopougon, les ressortissants du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire, autant dire de tout le pays bété, pour leur tenir un message tout aussi clair que dangereux, dont la substance, selon nos sources, est à peu près ceci : « notre frère Gbagbo risque de partir du pouvoir, par le faute d’un homme, Alassane Ouattara. Préparons-nous à le défendre au prix de nos vies. Mais si Gbagbo part, ce sera la faute de tous ceux qui le supportent, y compris nos propres frères bété qui militent et travaillent pour son parti ». Aux filles et fils des régions de Gagnoa, Issia, Daloa, Zoukougbeu, Guibéroua, etc. qui ont effectué le déplacement du complexe de Yopougon, le désormais sanctionné de l’UE et des Etats-Unis, s’est attelé à suscité la haine contre les « ennemis de Gbagbo ». Nos sources précisent que l’ancien ministre du Plan, pour galvaniser ses invités leur a, par ailleurs, tenu un langage similaire à celui de Gbagbo lorsqu’il s’adressait au Généraux : « Si notre frère Gbagbo tombe, nous tombons tous aussi. Nous n’aurons plus rien dans ce pays », leur a-t-il martelé.
On sait d’autre part que Laurent Gbagbo, depuis peu, convie des populations au palais qu’il squatte et leur fait avaler qu’il a gagné. Mais, selon les informations, les populations convaincues de la victoire, sans entrave, d’Alassane Ouattara, de façon subtile, demandent à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir. Mais, ne trouvant pas d’oreilles attentives à son hold-up, Gbagbo se replie sur sa région pour l’encourager à faire son passage en force. Mais, comme le disent les politologues, c’est peine perdue. Les heures de Gbagbo sont comptées au palais d’où « il sera délogé » après la dernière mission de la CEDEAO de mardi prochain.
Jean- Antoine Doudou


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