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Accusés de vouloir détruire des installations électriques à Azito: 5 casques bleus sauvés d’un lynchage par les FDS
Publié le mercredi 29 dcembre 2010   |  Notre Voie


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© Abidjan.net par Emma
Dimanche 5 décembre 2010. Abidjan, Riviera. Golf Hôtel. Siège provisoire du gouvernement du premier ministre Guillaume Soro


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5 soldats de l’ONUCI à bord de leur pick-up et qui se rendaient hier matin à Azito (un village de la commune de Yopougon située à Niangon Nord à droite) pour saboter des installations de la centrale thermique ont été stoppés net dans leur course par les populations, à moins de trois kilomètres de ce village.

Furieuses, ces populations en majorité des jeunes patriotes, nationalistes, prêts à défendre leur pays contre la présence de forces belligérantes sur le sol ivoirien, ont dégonflé les pneus de leur véhicule et les ont neutralisés malgré les kalachnikovs qu’ils détenaient. “ONUCI, dehors, vous êtes des criminels, le génocide du Rwanda, c’est vous, mais vous échouerez en Côte d’Ivoire. Allez-vous-en. Vous êtes des assassins. Vous êtes là pour semer la haine et non l’amour. Ne vous fatiguez pas, Alassane Ouattara ne sera jamais président de la Côte d’Ivoire”, pouvait-on entendre ici et là. Ces cinq casques bleus d’origine bengladeshi ont passé des heures difficiles, conspués, pris en otage par des centaines et des centaines de jeunes dont plusieurs ont pratiquement happé leur véhicule (certains sur le toit, d’autres dans la cabine).

Informé de cette situation et pour éviter que ces 5 soldats soient lynchés à mort, le chef d’Etat-major des armées, le général Philippe Mangou s’est rendu sur les lieux pour appeler les manifestants au calme. Celui-ci a ordonné à ses éléments que ces 5 Casques bleus soient sous protection policière au commissariat du 17ème arrondissement de Yopougon (non loin d’Azito). Mais les populations ont manifesté leur mécontentement contre les forces de défense et de sécurité à qui elles reprochent de les protéger alors que, selon elles, l’ONU veut détruire la Côte d’Ivoire, et que sa première cible, ce sont le policiers, les gendarmes et les militaires. Mécontentes, elles ont suivi les FDS et les casques bleus jusqu’au commissariat du 17ème arrondissement où elles continuaient de réclamer la peau des soldats de l’ONUCI.

Informé à nouveau de la vive tension qui y régnait, le général Philippe Mangou arrive sur les lieux à 13 h40 où il rencontre ces cinq Casques bleus. Acclamé par les populations riveraines et les manifestants, il s’adressera à eux en ces termes : “Vous menez le bon combat, tenez bon. Nous nous occupons de la sécurité du pays. Soyez tranquilles, ils ne circuleront plus dans les rues d’Abidjan”, a lancé le chef d’Etat-major des armées. Finalement c’est dans l’un des véhicules de commandement du Général Philippe Mangou que ces cinq casques bleus ont pu sortir de ce commissariat sains et saufs, ramenés à leur base grâce à l’armée ivoirienne. Notons que le véhicule de l’ONUCI était entre les mains du commissariat du 17 ème arrondissement de Yopougon au moment où nous mettions cet article sous presse.


Charles Bédé


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