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A quel jeu dangereux joue Pedro Pires, le président cap-verdien ?
Publié le jeudi 30 dcembre 2010   |  Le Nouveau Réveil


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Face au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de Ouattara Alassane après le deuxième tour de l`élection présidentielle du 28 novembre 2010, la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cedeao) s`est réunie le vendredi 24 décembre 2010. A cette rencontre, était présent le président cap-verdien, Pedro Pires. A l`unanimité de tous les présents, un communiqué a été diffusé demandant l`usage de la force au cas où le perdant des élections s`arc-boutait sur sa position. Au demeurant, M. Pedro Pires a été désigné, de même que les présidents Yayi Boni du Bénin et Ernest Baï Koroma de la Sierra-Leone, de venir porter ce message à Laurent Gbagbo: son départ du pouvoir. Mais une fois rentré chez lui, au Cap-Vert, et en attendant d`accomplir sa mission à Abidjan, le président Pires fait diffuser un communiqué, comme inspiré d`Abidjan, dans lequel on peut, entre autres, lire : " … La situation de la Côte d`Ivoire est complexe et compliquée. Elle contient les ingrédients d`une guerre civile qui pourra dépasser les frontières et déstabiliser toute la sous-région ouest-africaine. Etant donné le poids économique de la Côte d`Ivoire, un éventuel scénario, de guerre et/ou aggravé par des sanctions économiques et financières contre ce pays, pourra avoir des répercussions gravissimes sur toute l`économie des Etats de la Cedeao… ". Et trahissant ses pairs réunis à Abuja, le président Pires " recommande… une médiation internationale sans aucune condition préalable… ". C`est dans une telle disposition d`esprit que le président cap-verdien se rend à Abidjan, le mardi 28 décembre pour rencontrer, à la fois, M. Choi, le certificateur de l`Onu, M. Laurent Gbagbo et le président démocratiquement élu de Côte d`Ivoire, Alassane Ouattara. Après leurs entrevues, les deux autres émissaires Thomas Yayi Boni, chef de délégation, du Bénin et Ernest Baï Koroma de la Sierra-Leone, se sont abstenus de faire des déclarations. Sauf le Cap-verdien Pedro Pires : " Oui, nous reviendrons… Le président de la commission va négocier la date. On ne peut penser en terme d`échec ou de réussite de notre mission. Ce que nous savons est que nous avons fait un travail valable ". Quel est donc ce "travail valable" ? Avant même d`avoir rendu compte de leur mission au président nigérian, Jonathan Goodluck, la présidence Cap-Verdienne pond un autre communiqué, largement diffusé par l’Afp. Alors que le monde s`attendait au retour des trois émissaires de la Cedeao, aujourd`hui, jeudi 30 décembre 2010, ce communiqué indique que les trois présidents ouest-africains retourneront " dans le courant de la semaine prochaine " en Côte d`Ivoire et qu`il s`agit de " poursuivre les contacts et essayer de conclure la médiation ". Dans son souci de saboter les décisions de la communauté internationale et de la Cedeao d`Abuja, la présidence Cap-Verdienne dit des contrevérités en affirmant que les "deux parties ivoiriennes ont demandé quelque temps pour réfléchir dans le but de trouver une solution viable pour la conclusion du processus électoral… " Jamais de la vie. Ouattara a exigé son pouvoir ici et maintenant pour qu’il n’y ait deux messages à la nation, le 31 décembre 2010. C’est à un véritable “anango-plan” (arnaque) que se livre M. Pires. Son histoire de médiation est très louche. Nous avons bien lu : poursuivre la médiation. Pendant que les partisans de Gbagbo s`attaquent à l`Onuci blessant ses agents et brûlant ses véhicules ? Pendant que sa garde prétorienne ethnisée et ses mercenaires bloquent toute sortie et toute entrée à l`hôtel du Golf ? Pendant que les escadrons de la mort sillonnent les quartiers, la nuit tombée, et traquent les militants du Rhdp ? Si SEM Pedro Pires, président cap-verdien, endurait le calvaire des Ivoiriens, depuis de si longues années, peut-être n`adopterait-il pas cette posture alambiquée et dilatoire. Se faisant ainsi complice de Gbagbo pour pourrir la situation. Car, une médiation peut prendre des années, surtout avec Gbagbo. D’ailleurs, on comprend la mine rayonnante de ce dernier à sa sortie de rencontre. Et les propos du secrétaire aux Affaires étrangères, Jorges Borges, présent à la rencontre prouvent que le deal a été scellé entre Gbagbo et le cap-verdien Pedro Pires. Heureusement que les autres chefs d’Etat africains que nous saluons au passage, suffisamment instruits de la souffrance du peuple ivoirien, n’écartent pas l’option de la force pour obliger Laurent Gbagbo à rendre le pouvoir au président légalement élu par les Ivoiriens et reconnu par la communauté internationale : Alassane Ouattara.

Denis Kah Zion


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