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Crise post- electorale en côte d`ivoire - La CEDEAO écarte l`option militaire pour le moment
Publié le jeudi 30 dcembre 2010   |  L'Inter




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Après la menace d`intervention militaire, place est désormais aux discussions pour sortir la Côte d`Ivoire de l`impasse post-électorale. En tout cas, selon le secrétaire d`Etat aux Affaires Etrangères du Cap-Vert, Jorge Borges, une ``intervention militaire" des pays d`Afrique de l`Ouest en Côte d`Ivoire pour forcer le président Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir "semble heureusement écartée pour le moment". Il faisait partie de la délégation capverdienne conduite par le président Pedro Pires, qui avec ses homologues béninois Boni Yayi et sierra-léonais Ernest Koroma a été envoyée mardi 28 décembre à Abidjan par la Cédéao. Les trois chefs d`Etat africains étaient venus à Abidjan pour, dit-on, demander à Laurent Gbagbo, proclamé élu Président par le Conseil constitutionnel, de céder le pouvoir à M. Alassane Ouattara, déclaré élu par la Commission électorale indépendante (CEI). Evoquant cette visite des trois présidents béninois, capverdien et sierra-leonnais, M. Borges a estimé que "cette première initiative de la médiation a permis d’établir un pont vers le dialogue`` entre les camps Gbagbo et Ouattara. «On ne parle plus d’intervention militaire de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) qui semble, heureusement, écartée pour le moment », a ajouté le secrétaire d`Etat aux Affaires Etrangères du Cap-Vert. M. Borges était interrogé par l`AFP depuis Praia alors qu`il se trouvait à Abuja avec le président Pedro Pires. Pour la diplomatie capverdienne, les premières discussions d`Abidjan ont laissé "de l`espace et du temps pour bien réfléchir aux intérêts du pays et envisager une solution pacifique". «Nous n`en sommes qu`au début (de la médiation), mais les deux parties ont demandé du temps pour réfléchir, ce que nous voyons comme un signe très positif », a-t-il ajouté. M. Borges a noté que la suspension de manifestations publiques dans les jours à venir, "prouve qu`ils veulent s`engager dans la voie du dialogue". L`officiel capverdien a estimé qu`il était "absolument nécessaire" que la médiation des trois présidents se poursuive, car la situation est "très délicate" et "le climat de détente qui semble s`être installé depuis hier" mardi "peut se renverser à tout moment". Il a souligné que les Présidents Pedro Peres, Boni Yayi et Ernest Koroma retourneront en Côte d`Ivoire le 3 janvier pour poursuivre leur mission et "consolider les premiers résultats" déjà obtenus. Réunis la semaine dernière à Abuja, les chefs d`Etat de la Cédéao avaient menacé de renverser militairement le régime de Laurent Gbagbo s`il n`acceptait pas de céder de lui-même le pouvoir à Alassane Ouattara. Les discussions qui ont été entamées suite à la visite des trois chefs d`Etat ouest-africains apparaissent comme une petite victoire ou au moins un répit pour le président Gbagbo. Après la visite des trois Présidents mardi dernier, Gbagbo et Ouattara "ont demandé quelque temps pour réfléchir dans le but de trouver une solution viable" pour "la paix et la stabilité durables", a annoncé hier la présidence cap-verdienne. De son côté, le gouvernement Ouattara a indiqué que "l`option militaire reste sur la table" pour faire partir le Président Gbagbo du pouvoir. «La mission des médiateurs n`est pas terminée et pour nous, rien n`a changé », a déclaré à l`AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara. La réunion des chefs militaires des pays ouest-africains mardi et mercredi au Nigeria montre, selon M. Achi, que "l`option militaire reste sur la table". Au cours des semaines de crise née de la présidentielle controversée du 28 novembre 2010, le Président Gbagbo a plaidé pour le dialogue, tout en indiquant clairement qu`il n`envisageait nullement céder sa place à son rival Alassane Ouattara, reconnu par l`extérieur. Une trentaine d`intellectuels, surtout français et africains - dont un très proche de Gbagbo, Guy Labertit -, ont appelé hier mercredi, dans une lettre ouverte, à "enrayer la menace de guerre", qui plongerait "à coup sûr le pays et la sous-région dans la tourmente".
TRA BI Charles
Photo: code: MEDIA 39 ( dans montage)
Légende: Les Présidents Pédro Pires et Laurent Gbagbo, mardi dernier à Abidjan après les premières discussions de sortie de crise.


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