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Politique

A la Une : le statu quo en Côte d’Ivoire
Publié le jeudi 30 décembre 2010   |  RFI


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« Le dialogue est en cours », titre Fraternité Matin , « L'ardeur de la Cédéao s'estompe », annonce de son côté le Nouveau Courrier . La presse ivoirienne note le « changement de ton » de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao). Les discussions continuent donc, au moins jusqu'à la prochaine visite de ses émissaires le 3 janvier. Le journal L'Expression croit savoir que Laurent Gbagbo « serait disposé, selon des indiscrétions, à abandonner le fauteuil présidentiel ». Le Nouvel Réveil tire quant à lui à boulets rouges sur le président cap-verdien Pedro Pires, pour lui responsable de ce changement de ton. L'option militaire est écartée pour le moment… Alors quoi ? Poursuivre la médiation ? s'interroge le journal ivoirien. « Elle peut prendre des années, surtout avec Gbagbo, assure Le Nouveau Réveil . On comprend [mieux maintenant] la mine rayonnante de ce dernier à sa sortie de rencontre ». La Presse ivoirienne s'étonne de voir la pression diplomatique retomber un peu, alors que selon elle la situation s'aggrave dans le pays. Les divisions sont de plus en plus marquées: « Des collègues de service, des amis, des frères…se regardent aujourd’hui en chiens de faïence », écrit L'Intelligent . La plupart des quotidiens ivoiriens consacrent aussi leur Une à cette nouvelle altercation entre des contingents de l'Onuci et de Jeunes Patriotes. L'Onuci, qui éprouve désormais d'après Soir Info « d'énormes difficultés à circuler librement en Côte d`Ivoire ». Alain Leroy, le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix est d'ailleurs notre invité ce matin après sa visite de 3 jours en Côte d'Ivoire. En résumé, « on attendait des résolutions plus contraignantes qu’un autre ballet diplomatique qui ne fait que retarder l’échéance, écrit Le Pays au Burkina. Pour le journal, Gbagbo a « réussi son pari ». Celui de « se maintenir sur un fauteuil présidentiel que tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il l’a usurpé ». L'Intelligent anticipe pour sa part la journée de samedi, date à laquelle Charles Blé Goudé a promis de capturer « à mains nues » Alassane Ouattara et son Premier ministre Guillaume Soro. Le quotidien abidjanais craint « une grave escalade ». Pour lui : « Tout risque de se mélanger ».

Une crise ressentie au Mali

« La crise ivoirienne commence à se faire sentir dans le panier de la ménagère malienne », note Le Républicain qui consacre un article aux problèmes de ravitaillement du pays. Le prix de certaines denrées de première nécessité à « pris l'ascenseur ». Pourquoi ? Le journal malien rappelle que « malgré les différents corridors mis à la disposition [du] pays, (...) le port d’Abidjan reste le principal port d’attache en ce qui concerne les marchandises maliennes ». Des denrées qui « s'amoncellent au port d'Abidjan » depuis un mois car les camions qui les acheminent normalement jusqu'au Mali ne circulent plus. Des convois spéciaux ont été mis en place, mais Le Républicain nous apprend que le Mali démarche actuellement le Bénin pour se ravitailler à travers le port de Cotonou.

Contestation sociale en Tunisie

« Tout est parti de la tentative de suicide d'un chômeur au col blanc, rappelle L'Observateur au Burkina. Moins d'une semaine plus tard un autre jeune chômeur [mettait] fin à ses jours ». Deux faits divers qui révèlent un « grave problème de société », note le quotidien: « Le chômage des jeunes diplômés ». Depuis une dizaine de jours, la Tunisie est le théâtre de violents affrontements entre manifestants, en majorité des jeunes, et les forces de l’ordre. Des troubles qui révèlent « l'envers du décor », écrit Le Pays , toujours au Burkina: « Les Tunisiens n’attendaient pas plus pour exprimer le malaise social que le pouvoir de Ben Ali les a longtemps contraints à contenir ». Pour L'Observateur , cette grogne va en effet au delà du marasme économique. « Ce qui se passe aujourd’hui, note le quotidien burkinabé, est la preuve du ras-le-bol d’une jeunesse qui a bien des raisons de ne pas croire en ce dictateur éclairé (...) à l’épreuve du pouvoir ». Le président tunisien Ben Ali parle « d'instrumentalisation politique par certains partis ». « Mais de quels partis veut-il parler au juste ? s'interroge L'Observateur . Depuis qu’il a accédé au pouvoir en déposant Bourguiba pour sénilité, cet ancien patron de la sûreté règne en maître absolu sur la Tunisie. Il dirige son pays d’une main de fer dans un gant de velours et ses opposants en savent quelque chose ».
«Silence total»

« Ce qui est étonnant et suscite l'indignation, regrette Le Pays , c’est le silence total mais complice des pays occidentaux sur la quasi-inexistence de démocratie en Tunisie ». Le quotidien accuse notamment le président français Nicolas Sarkozy de complaisance: «Le moins que l’on attendait, c’est que l’Elysée déploie l’énergie qu’elle a toujours déployée [lorsque] les droits de l’homme sont bafoués dans un pays ». Et L'Observateur de rappeler cette déclaration du président tunisien lors de sa prise de pouvoir en 1987: « L’époque que nous vivons, affirmait-il à l'époque, ne peut plus souffrir ni de présidence à vie (...) Notre peuple est digne d’une vie politique évoluée (...) fondée sur le multipartisme (...) ». « 23 ans plus tard, note le quotidien, pas grand-chose ne subsiste de cette belle profession de foi ».

Par Marie Normand
... suite de l'article sur RFI

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