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Point de presse hebdomadaire : L’ONUCI empêchée d’enquêter sur l’existence de charniers
Publié le vendredi 31 décembre 2010   |  Le Patriote




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Une équipe de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a été empêchée, pour la deuxième fois, de mener des enquêtes à N’Dotré, suite à des allégations d’existence de charnier dans ce village près d’Anyama, a annoncé hier, le Chef de la Division des droits de l’Homme de l’ONUCI, Simon Munzu.
« Le mardi 28 décembre, la mission d’enquête a été arrêtée et empêchée de continuer par des éléments des Forces de sécurité sur place à N’Dotré et nous avons été contraints de rentrer sur Abidjan sans pouvoir terminer notre mission », a affirmé M Munzu, lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI.
« Nous avons cependant vu un bâtiment qui, suivant des informations, serait le lieu où se trouveraient des corps dont on parle et dont le chiffre varie entre 60 et 80» a expliqué Munzu qui a regretté « que l’on continue de nous opposer ce refus d’accès». Selon lui, l’ONUCI devrait pouvoir enquêter sur ces allégations de façon à dire à la fin si c’est vrai ou faux, car « nous supposons que l’opinion nationale et internationale serait plus convaincue par les constats de l’ONUCI que par les démentis répétés du ministre de l’Intérieur du Président Gbagbo à travers la télévision publique».
Faisant le point de la situation des droits de l’Homme de la semaine, M Munzu a annoncé une baisse drastique des violations de droits humains à Abidjan par rapport à la semaine du 16 au 23 décembre. Pour la semaine écoulée, nous avons enregistré juste 6 cas de décès, 3 disparitions, 20 enlèvements ou arrestations et 11 cas de blessés, a indiqué M Munzu, précisant que ces chiffres étaient relatifs aux cas que l’ONUCI avait pu vérifier et confirmer. « Cela ne veut pas dire qu’au cours de la semaine il n’y a eu que ces cas révélés », a-t-il ajouté. Il a rappelé que cet état de fait était dû à la baisse de la tension politique.
Evoquant la situation des femmes et des enfants, point particulier dans les enquêtes, M Munzu a tenu à préciser qu’à ce jour, l’ONUCI n’avait fait aucun constat d’exactions pouvant être qualifiées de violations basées sur le genre. « Cela nous réconforte car très souvent, les femmes font l’objet d’exactions de toutes sortes en pareilles circonstances », a indiqué le Chef de la Division des droits de l’Homme. Il a, dans ce cadre, souligné les dispositions préventives prises par le FNUAP et l’ONUCI. « Nous avons prévu 41 centres de prises en charge médicale, psycho sociale ou juridique, basés dans 19 localités à travers le pays. « Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas eu à faire appel à ces centres car nous n’avons pas enregistré des cas spécifiques dirigés contre les femmes », a-t-il dit.
Quant à la situation des enfants, M Munzu a déploré le seul cas d’un garçon de 11 ans, atteint à la jambe par une balle perdue dans le quartier d’Attécoubé le mercredi 29 décembre. « Il a reçu les premiers soins à l’hôpital de l’ONUCI avant d’être transféré dans une clinique mieux équipée, sa vie n’est pas en danger », a révélé M Munzu.
Toujours dans le souci de mieux protéger les populations, M Munzu a annoncé la création d’un centre d’appels ouvert 24h/24, tenu par 27 personnels de l’ONUCI pour renforcer la ligne verte déjà existante. « Il fallait renforcer les capacités d’appels qui fusaient partout surtout dans la ville d’Abidjan », a indiqué le Chef de la DDH.
Interrogé sur des accusations d’une certaine presse faisant état de mort suite à des tirs de casques bleus en patrouille à Abobo, le porte-parole de la mission Hamadoun Touré a rejeté ces accusations. Selon M. Touré, « La patrouille avait été encerclée par une foule hostile, les casques bleus ont entamé une discussion, c’est alors qu’ils ont entendu des tirs venant d’un immeuble dans les environs, ils ont alors tiré en l’air pour se frayer une voie et sont rentrés sains et saufs à la base. Encore une fois la patrouille n’a tiré sur personne », a souligné M Touré, qui dans ce sens, a indiqué que les casques bleus avaient bénéficié du soutien des forces de défense et de sécurité ivoiriennes notamment le CECOS et la Garde républicaine.


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