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Crise postélectorale en Côte d’Ivoire : la société civile sénégalaise fustige le putsch de Laurent Gbagbo
Publié le vendredi 31 décembre 2010   |  Le Patriote




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Ils vivent à des milliers de kilomètres d’Abidjan. N’empêche, les Sénégalais restent profondément préoccupés par la crise post électorale, marquée par la tentative de confiscation du pouvoir par le candidat-président Laurent Gbagbo.
Mercredi après-midi dans les locaux de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) à Dakar, des acteurs de la société civile et des guides religieux ont donné de la voix, pour fustiger le coup de force de Laurent Gbagbo et appelé la communauté internationale et Dieu au chevet de la Côte d’Ivoire, pour ne pas que ce pays sombre dans le chaos.
C’est d’abord Mme Koné, Présidente de la Fondation Sao Amsatou qui a regretté la situation délétère qui prévaut en ce moment en Côte d’Ivoire, avec à la clé de nombreuses exécutions extrajudiciaires commises par la garde prétorienne et les miliciens libériens à la solde de Laurent Gbagbo. Elle a surtout dénoncé le caractère ethnique de ces violences, savamment planifiées et malheureusement dirigées contre les Ivoiriens ayant un patronyme à consonance nordique.
Face à cette dérive, l’essentiel, pour elle, est de « chasser Gbagbo du pouvoir par la force ». C’est la seule alternative à ses yeux, car, dira Mme Koné, « le problème n’est plus une question de droit mais plutôt une affaire politique et morale ». « Nous devons partager la souffrance des populations aux mains nues face à un dictateur sanguinaire qui s’accroche au pouvoir malgré le verdict des urnes », a insisté Mme Koné, convaincue que la forfaiture de Laurent Gbagbo, au cas où elle passait, sonnerait les glas de l’alternance et de la démocratie en Afrique.
C’est pourquoi, elle a exhorté toutes les personnes « éprises de paix, de justice et de liberté » pour qu’elles unissent leurs forces pour faire cesser les crimes perpétrés par Gbagbo et son clan. Et Mme Koné de marteler : « Ce que nous vivons en Côte d’ivoire est assimilables à un génocide. Il est temps de mettre fin à cette logique meurtrière de Gbagbo ».
Ensuite, M. Abdoul Aziz Tall, membre du Mouvement citoyen, a plaidé pour une grande mobilisation des Africains contre les entraves à la démocratie. Homme politique sénégalais, M. Adama Bah a, lui, estimé que la société civile, singulièrement les intellectuels, ne doit pas se taire. Mieux, il a imputé aux politiques, toutes convulsions auxquelles sont en proie les pays africains. « L’Afrique va continuer de souffrir à cause du silence de la majorité silencieuse », a-t-il fait savoir.
De son côté, El Hadj Sérigne Habibi Sakho, Khalife d’Ibrahima Sakho, et par ailleurs président de la FARPA (Fédération des associations religieuses pour la promotion de la paix en Afrique) a rappelé que la victoire du candidat Ouattara à la présidentielle de novembre dernier ne souffre d’aucune contestation. Toutefois, face à l’exacerbation de la tension sociopolitique, le guide religieux a souligné que lui et ses pairs ne peuvent qu’implorer la miséricorde du Tout-Puissant. Président de la Raddho, M. Alioune Tine s’est réjoui de la médiation ouest-africaine, avant de rassurer que « tout ce qui peut être fait par devoir pacifique sera fait ». Cependant, a-t-il prévenu, « S’il faut une dissuasion forte pour qu’il (Laurent Gbagbo) cède le pouvoir, nous y sommes». Enfin, M. Doumbia du MFA a appelé à la mobilisation de tous les Africains contre la tentative de confiscation du pouvoir par Laurent Gbagbo.

Y. Sangaré à Dakar


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