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Côte d`Ivoire: des experts de l`ONU craignent "des crimes contre l`humanité"
Publié le vendredi 31 dcembre 2010   |  AFP


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GENEVE - Les violations des droits de l`homme en Côte d`Ivoire, à la suite de l`élection de fin novembre, pourraient constituer des "crimes contre l`humanité" qui doivent être "sévèrement punis", affirment vendredi dans un communiqué des experts de l`ONU.

Les experts onusiens, qui dépendent du Haut commissariat de l`ONU aux
droits de l`homme, se disent "profondément préoccupés par les violations
importantes des droits de l`homme (en Côte d`Ivoire) qui pourraient constituer
des crimes contre l`humanité".

"Selon des sources crédibles, des disparitions forcées ou involontaires,
des détentions arbitraires, des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou
arbitraires, et des actes de violence sexuelle pourraient avoir eu lieu ou
pourraient encore se produire en Côte d`Ivoire", dénoncent-ils.

"Lorsqu`elles sont commises dans certaines circonstances, les disparitions
forcées équivalent à des crimes contre l`humanité", prévient le Groupe de
travail de l`ONU sur les disparitions forcées, présidé par Jeremy Sarkin
(Afrique du Sud).

"Ceux qui ont perpétré ces actes odieux doivent être tenus pour
responsables", poursuit ce Groupe de travail, précisant que si "des
allégations de disparitions forcées s`avèrent être bien fondées, (il) se
chargera de faire respecter les droits" des personnes disparues.

Selon le Groupe de travail sur les détentions arbitraires, présidé par El
Hadji Malick Sow (Sénégal), des "centaines de personnes auraient été
arbitrairement arrêtés et détenus".

"Certains ont été pris par la force dans des lieux de détention illégaux où
ils sont détenus au secret et sans inculpation", s`alarment-t-il, considérant
ces "pratiques comme des violations atroces des droits de l`homme".

De son côté, le Rapporteur des Nations unies sur les violences contre les
femmes, Rashida Manjoo, s`inquiète des "allégations d`actes de violence
sexuelle commis par des hommes armés".

Le Rapporteur de l`ONU sur la torture, Juan Mendez (Argentine), demande que
les "allégations de torture ou autre traitement cruel qui auraient pu avoir
lieu soient examinées rapidement et de façon impartiale par les autorités
compétentes".

"Des mesures déterminées doivent être prises pour arrêter les responsables
qui encouragent, ordonnent, tolèrent ou commettent des actes de torture afin
de les traduire en justice et les punir sévèrement", exhorte M. Mendez.

Les autres experts cités dans le communiqué sont le Rapporteur spécial sur
les exécutions extrajudiciaires, Christof Heyns (Afrique du Sud), et le
Rapporteur sur la situation des défenseurs des droits de l`homme, Margaret
Sekaggya (Ouganda).

Dans le communiqué, les experts de l`ONU se disent prêts à "coopérer
pleinement avec toutes les autorités ivoiriennes et toutes les parties pour
oeuvrer à l`établissement d`un Etat dans lequel les droits de l`homme sont au
centre et l`état de droit respecté".

Le Conseil des droits de l`homme de l`ONU avait déjà adopté jeudi dernier à
l`issue d`une session spéciale sur la Côte d`Ivoire une résolution dénonçant
les "atrocités" commises après les élections de novembre.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a proclamé Laurent Gbagbo élu à l`issue
de la présidentielle du 28 novembre, invalidant ainsi les résultats de la
Commission électorale indépendante qui venait d`annoncer la victoire
d`Alassane Ouattara, reconnu président par la quasi-totalité de la communauté
internationale.

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