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Politique Publié le mercredi 12 janvier 2011 | Le Temps

Rififi à l’hôtel du Golf : Ouattara jette Brou Aka Pascal en prison

Brou Aka Pascal a reçu son cadeau de nouvel an à l’Hôtel du Golf : un séjour dans une chambre froide, juste après la Saint-Sylvestre. Avec à la clef, un charnier en préparation.
Celui qui n’entend rien au cœur et à l’appel de la République, la République n’entend rien à l’honneur de ce dernier. C’est une maxime que le confrère Brou Aka Pascal -qui a reçu sa lettre de nomination par le président du Rdr, comme Directeur général de sa Rti (?)-, apprendra à ses dépens. De fait, l’homme a perdu sa langue de critique journalistique depuis qu’il partage l’ambiance du Golf avec ceux qui se montreront ses bourreaux. Il subit le diktat des hommes en armes de son nouveau patron, Alassane Dramane Ouattara.
L’ancien collaborateur de Brou Amessan Pierre est très pressé de retrouver un bureau feutré de la maison bleue, pour y travailler, comme cela lui a été promis. Mais cela fait bientôt deux mois qu’il attend. Plus le temps passe, plus Aka Pascal n’a pas de lisibilité. C’est alors que juste après le réveillon de la St-Sylvestre, Brou Aka Pascal qui n’arrivait donc plus à contenir son envie de bosser et se croyant dans un studio libre, a commencé à grogner autour de lui. Oubliant qu’il a changé d’univers. Impatient, l’homme s’en est pris vertement à ceux qui l’ont invité à leur Qg, pour lui faire miroiter le bonheur. Tel un rongeur qui ne tient plus dans le terrier surchauffé par cette atmosphère plus chaude qu’une ampoule allumée. « On ne voit rien venir. On a pris des risques pour venir ici, laissant nos familles dehors. Vous nous avez promis prendre le pouvoir dans quelques jours et depuis rien ne se dessine à l’horizon », nous a rapporté de Brou Aka, un militant Pdci qui s’est échappé de l’enclave de l’Hôtel du Golf. Dans le hall de l’hôtel, le grognon est vite repéré par un chef rebelle. Qui n’apprécie pas ses agitations. « Pourquoi vous-vous plaignez autant ? Vous vous croyez le seul à être dans cette affaire ? Nous avons aussi nos familles qui sont en ville. Vous ne voyez pas que tout le monde est bloqué ici ? » Lui a rétorqué le soldat. Mais s’étant rendu compte que son intervention n’a pas satisfait son interlocuteur, l’élément Fafn a fait appel à deux autres éléments. A qui il ordonne d’enfermer le journaliste. Aussitôt dit, aussitôt fait. L’ex-rédacteur en chef de la 1ère chaîne de la Rti, Brou Aka Pascal est conduit droit au sous-sol glacé de l’Hôtel du Golf, manu-militari dans une chambre très froide. Loin des bruits et autres regards. Il y a passé deux bons jours, avant de revoir le ciel et la lagune Ebrié. Au bord de laquelle, les militants-locataires devenus indésirables dans les chambres et salles d’eau de l’hôtel, se disputent une place à coucher, la nuit tombée. Et d’autres endroits en bordure de la même lagune pour les besoins naturels.
Le charnier qu’il faut craindre
Les odeurs nauséabondes à couper le souffle qui proviennent des excréments humains sont préférées aux bruits de kalachnikovs qui font taire à jamais. A la moindre tentative d’évasion.
Toutefois, des militants du Rdr et du Pdci qui ne peuvent plus supporter la nouvelle vie au Golf s’évadent en masse, comme ils peuvent. Fuyant la chambre froide et la mort. A ce propos, une militante de la famille politique de Konan Bédié (Pdci) qui a pu regagner les siens, tout récemment, ne s’empêche pas d’attirer l’attention des autorités ivoiriennes sur ce qui s’y prépare. Selon cette dame, les morts par balle ou par maladie, sont conservés dans une autre chambre froide de l’Hôtel du Golf. Ces corps sont destinés à la constitution d’un charnier qui sera présenté à la presse internationale comme étant celui occasionné par le Président Laurent Gbagbo. Un schéma qui n’est pas nouveau et ne surprend personne. Puisque dans leur plan, selon toujours l’évadée, les hommes de M. Choï (soldats de l’Onuci) seront chargés de sortir lesdits corps et les amasser à un endroit tenu encore secret par les autorités du Rhdp.
Voici donc le spectacle désolant et déplorable qui s’offre à ceux qui ont décidé de soutenir -malgré eux pour certains-, une cause perdue. Pendant que celui pour qui ils s’exposent aux maladies et à la mort, s’est mis au frais. Et les portes de l’univers carcéral dans lequel ils se sont retranchés de gré ou de force, leur sont fermées par les rebelles de Ouattara. Malgré les appels de la République à regagner leurs domiciles respectifs.
Salyff Guélasséhanda
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