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Politique

Crise post-électorale : La commission d’enquête internationale face à la presse, ce matin
Publié le mercredi 12 janvier 2011   |  Le Temps


Laurent
© Reuters
Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, à été officiellement investi ce samedi président de la République de Côte d`Ivoire


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Le Président de la République, Laurent Gbagbo s’est entretenu hier, au Palais présidentiel au Plateau avec les membres de la commission internationale d’enquête.
Créée par décret n° 2011-06 du 7 janvier 2011 par le Président de la République, Laurent Gbagbo lui-même, cette commission est composée de sept membres dont quatre Ivoiriens et trois membres non nationaux. Il s’agit pour les nationaux de Adolphe Djidji Kadjo, 1er Avocat général près la Cour suprême ; Marc Richmond, cadre des assurances, Mmes Mawa Coulibaly, Enseignante et Drépeuba Béatrice épouse Koudou, Magistrat au tribunal de 1ère instance du Plateau. Les trois autres membres sont : MM Willy Rubeya, Avocat au barreau du Burundi, Robert Charvin, Professeur Emérite de droit international public de l’Université de Nice-France et de Jean Martin M’Bemba, Ancien ministre des Droits de l’Homme, du Congo Brazzaville. Cette commission qui a un délai d’un mois est chargée d’enquêter sur les allégations de violations graves des Droits de l’Homme, depuis la proclamation des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle le 3 novembre jusqu’à l’établissement de son rapport. Elle a pour rôle d’établir les faits et les circonstances de la perpétration de ces violations et d’identifier éventuellement leurs auteurs. Tout en formulant des recommandations en vue de prévenir et de faire cesser de telles violations. A leur sortie de la salle d’audience, M. Adolphe Kadjo Djidji, 1er Avocat général près la Cour suprême, par ailleurs, porte-parole des membres de ladite commission n’a pas fait de déclaration. Il a plutôt donné rendez-vous à la presse ce mercredi matin, à l’hôtel Pullman. Il s’agira pour les membres de la commission d’apporter des éléments de réponses sur leur méthode de fonctionnement. En effet, depuis le premier tour de l’élection présidentielle, plusieurs exactions ont été commises sur des populations civiles et militaires par les partisans de Alassane Dramane Ouattara. Plus grave, au lendemain des résultats du second tour, ces mêmes partisans de Ouattara s’étaient engagés après l’élection du Président de la République, Laurent Gbagbo à la Magistrature suprême de rendre le pays ingouvernable. Retranchés à l’Hôtel du Golf d’Abidjan, les militants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), groupement de partis politiques qui soutient Alassane Ouattara avaient décidé de prendre, le 16 décembre dernier à travers une marche, la Rti et le Palais présidentiel du Plateau, pour installer d’une part, leur Directeur de la télévision, Pascal Brou Aka et d’autre part, Guillaume Soro, à la Primature. Au cours de cette marche, les soldats rebelles, appuyés par les éléments de l’Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont tiré sur les soldats de l’armée loyaliste. Cette attaque a fait une vingtaine de morts dans les deux camps. A Tiébissou, les positions des Forces de défense et de sécurité ont été également attaquées. A Yamoussoukro, un élève policier a été sauvagement abattu par les mêmes militants…C’est donc, sur toutes ces exactions que la Commission internationale d’enquête se basera pour faire son travail.

Joseph Atoumgbré


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