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Politique Publié le mercredi 12 janvier 2011 | Soir Info

Voici l’article de Soir Info que l’Express attribue à un autre journal - Résolution de la crise post électorale - Les graves erreurs de Gbagbo et Ouattara

La crise politique née de la proclamation des résultats de la présidentielle du 28 novembre 2010 fait place aujourd’hui à une guerre « d’égo », entre les deux « présidents » proclamés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Chacun campe sur sa position, commettant, quelques fois, des erreurs politiques susceptibles d’avoir des conséquences fâcheuses sur le processus en cours. Laurent Gbagbo a cru devoir, pour une question de « réciprocité », expulser les Ambassadeurs de la Grande-Bretagne et du Canada en réaction à la décision de ces deux pays de retirer, fin décembre 2010, les ambassadeurs ivoiriens nommés dans ces pays par lui. "Le gouvernement britannique a reconnu M. Alassane Ouattara comme président démocratiquement élu de Côte d'Ivoire. "Il reconnaît la légitimité des déclarations faites par ou au nom de son gouvernement" "Le gouvernement britannique n'accepte pas la légalité des
déclarations faites par d'autres » avait déclaré le ministère des Affaires étrangères pour rejeter la décision de Gbagbo. Depuis, ces deux ambassadeurs, Isabelle Massip ( Canada) et Nicolas James Westcott ( Grande-Bretagne) sont solidement installés à leur poste à Abidjan. Auparavant, Laurent Gbagbo avait essuyé un autre revers, quand son gouvernement a demandé le départ des Casques bleus de l’Onuci ( Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire. Là aussi, ça été un coup d’épée dans l’eau. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Laurent Gbagbo a déclaré : « Nous avons demandé leur départ de façon diplomatique, c’est diplomatiquement qu’ils vont partir ». Puis il a essuyé une volée de bois verts de la part des puissances occidentales. Pourquoi Gbagbo s’est-il laissé aller à une telle décision, qui, de toutes les façons, était sans objet, dès lors qu’il n’est pas reconnu par ces deux
pays ? Le blocus de l’hôtel du Golf, où son « homologue » ivoirien, Alassane Ouattara s’est retranché est toujours maintenu, alors que Laurent Gbagbo, selon Raïla Odinga, en charge du dossier ivoirien pour le compte de l’Union africaine avait soutenu que celui-ci s’était engagé à le lever « dès le lendemain » du 03 janvier 2011.
Une autre erreur politique que les adversaires de Gbagbo mettent à son actif est la mesure de suspension des signaux des chaînes de télévisions internationales sur le bouquet Canal-Sat. Que veut-il cacher lui qui se présente comme « un enfant des élections » ?, s’interrogent de nombreux observateurs ! Sur la situation des droits de l’homme, la direction de la division des droits de l’Onuci que dirige Dr Simon Mouzou est très prolixe en critiques contre Laurent Gbagbo et son régime… Ce qui est considérée aux yeux de nombreux observateurs comme l’une des fautes diplomatiques les plus frappantes et qui pourrait peser dans la balance contre Laurent Gbagbo est sans doute son manque d’élégance, voire de courtoisie à l’égard du président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama. C’est avec une dose d’amertume que SEM Phillip Carter III, ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire a racontée, avant-hier, au cours
d’un déjeuner de presse à son domicile de Cocody, l’attitude pour le moins humiliante de Gbagbo à l’égard de Barack Obama. Toutes ces « petites » erreurs politiques et diplomatiques de Gbagbo le placent aujourd’hui dans la ligne mire de la communauté internationale. Ce qui n’est pas fait pour l’arranger… En ce qui le concerne, le président Alassane Ouattara, depuis son QG de l’hôtel du Golf, multiplie, lui aussi, des erreurs qui peuvent lui être fatal à terme. D’abord, sa tendance à lancer des ultimatums qui n’ont pas d’effets réels, alors que la communauté internationale, largement en sa faveur, s’est saisie du contentieux pour trouver une solution. Selon des sources diplomatiques, Alassane Ouattara court le risque de se mettre à dos ses soutiens du fait de ses sorties guerrières. « Qui peu endure, bien peu dure », c’est à dire que celui qui ne sait pas résister et supporter, risque de succomber,
par sa propre faute. Or, ADO donne le sentiment d’un homme qui ne peut pas dominer ses pulsions en ce moment, lui, d’ordinaire pondéré et mesuré… Ce n’est pas bon signe pour lui. Par ailleurs, l’une de ses erreurs qui rebutent les émissaires de la Cedeao et de l’Ua, c’est que, très sûr de son bon droit, il est hermétiquement fermé à toute proposition, en dehors de l’option militaire… Au surplus, ADO vient de retirer l’offre d’amnistie qu’il avait faite à son adversaire Laurent Gbagbo. Le comble, le président Alassane Ouattara a déclaré la guerre aux fonctionnaires ivoiriens. Un communiqué signé de son gouvernement interdit toute collaboration avec le « gouvernement illégitime de Laurent Gbagbo ». Il promet de mettre en place un conseil de discipline chargé de statuer au cas par cas pour tous ceux qui vont contrevenir à cette décision. Il n’exclut pas la possibilité de poursuites judiciaires. C’est
une position de principe, certes, mais qui n’est pas du goût de nombreux fonctionnaires. Tout comme beaucoup d’entre eux lui reprochent d’avoir tenté de ‘’confisquer’’ leur salaire du moi de décembre sur l’autel de son intérêt politique. En tout état de cause, le rapport de force devrait, en définitive, être déterminant dans la suite du règlement de crise politique qui oppose les deux hommes. Laurent Gbagbo contrôlant la rue et l’armée. Quant à Alassane Ouattara, il est reconnu par l’essentielle de la communauté internationale, ce qui reste un atout non négligeable.
Armand B. DEPEYLA
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