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Côte d`Ivoire : deux quartiers d`Abidjan sous couvre-feu
Publié le jeudi 13 janvier 2011   |  RFI


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Un couvre-feu nocturne a été instauré à partir du 12 janvier pour trois nuits dans deux quartiers d'Abidjan, Abobo et d'Anyama, après deux nuits de violences meurtrières. Un couvre-feu instauré par un décret du président sortant Laurent Gbagbo lu à la télévision publique ivoirienne. Cinq policiers et un civil ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi. Ces décès portent à huit le nombre de membres des forces de l'ordre tués en deux nuits.

Le couvre-feu est instauré de 19h00 jusqu’à 06h00 du matin. Une mesure qui fait suite aux affrontements de la nuit de mardi à mercredi dans le quartier d’Abobo où cinq policiers et un civil ont été tués. Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier aux environs de minuit. De nombreux jeunes leur ont fait barrage à la hauteur de la mairie.
D’après plusieurs témoignages, ces jeunes ont utilisé des armes lourdes. Ils affirment avoir pris ces armes à des policiers qu’ils ont attaqués. Il y a de nombreux blessés parmi les jeunes d’Abobo, certains ont aussi évoqué des décès mais pour le moment personne n’a vu de corps.

Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo explique pourquoi selon lui un couvre- feu a été décrété dans les quartiers d'Abobo et Anyama : « Depuis le début du mois, le gouvernement a constaté l’infiltration de rebelles dans ce quartier qui était favorable au candidat Alassane Ouattara. Ces rebelles sont lourdement armés et régulièrement, ils attaquent nos forces de défense et de sécurité. Cela a été très violent dans la mesure où nos forces de défense et de sécurité ont été attaquées à l’arme lourde et ont perdu cinq éléments. Le couvre-feu a été décrété pour identifier toutes les poches d’insécurité et désarmer la population qui semble être infiltrée...»
Patrick Achi, porte-parole du gouvernement d'Alassane Ouattara président élu, reconnu par la communauté internationale en Côte d'Ivoirer rejette les accusations du camp Gbagbo et redoute que l'instauration d'un cessez-le- feu dans les quartiers d'Abobo et Anyama ne donne lieu à des exactions.

« Ces affirmations évoquant des éléments infiltrés n’ont absolument aucun fondement. Reprenez déjà l’attaque du siège du RHDP où il y a eu un mort et plusieurs blessés. On était supposés avoir des caches d’armes et finalement, il n’y avait absolument rien. Ils n’ont rien trouvé et on recommence encore. »

« On sait très bien que les populations ne sont pas armées. Ce qui s’est passé est assez obscur. Avoir des pertes au niveau des forces de l’ordre, ça ne peut pas venir des populations. Elles ne peuvent pas être autant surarmées. »
« On sait que des milices pro-Gbagbo sont dans ces endroits là. On sait qu’il y a eu des rixes avec les milices et ce n’est pas le seul endroit. Donc il y a de fortes chances que ça vienne de là. Mais en tout état de cause, cela ne peut pas justifier qu’on instaure un couvre-feu. »

« Les populations sont extrêmement échaudées. Elles vivent dans la peur car ce sont les mêmes quartiers abritant les populations de la même origine qui sont régulièrement visités à chaque évènement. »
... suite de l'article sur RFI

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