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Affrontements à Abobo : Les raisons de la débâcle des FDS
Publié le samedi 15 janvier 2011   |  Le Mandat




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Tôt le matin du mardi 11 janvier dernier, aux environs de 6 heures, les affrontements ont eu lieu entre les Forces de Défense et de sécurité et la population d’Abobo PK 18. Toutes sortes d’armes ont été utilisées, selon les experts, allant des pistolets automatiques aux armes lourdes dont les lance-roquettes en passant par des kalachs. Selon les sources proches du gouvernement, il s’agissait d’une opération de sécurisation du quartier. Contre quoi ou sur la base de prévision de quel danger ? Personne ne nous l’explique. Et tous les politologues de se lancer dans des théories de toute nature pour conclure que les jeunes d’Abobo sont armés et soutenus par les Forces Nouvelles et les dozos. Le bilan de ces affrontements qui ont duré jusqu’à 11 heures ont repris le lendemain mercredi de 5 heures à midi, peut-être énoncé avec précision au plan humain. On avance pourtant une soixantaine de tués du côté des forces de l’ordre.

Comment en est-on arrivé là ?

Selon les sérieux témoignages et les confidences recueillis dans les milieux introduits, il ressort que les forces de l’ordre auraient déposé des conteneurs d’armes en certains endroits dans la commune d’Abobo. L’objectif était d’annoncer dans les heures à venir, une découverte d’armes qu’on présentera à la télévision pour justifier toute action vigoureuse de sécurité publique dans la commune. Ainsi, après Abobo, ça devrait être Adjamé, Port-Bouët II et un ou deux quartiers à Koumassi, Port-Bouët et le quartier phare Grand-Bassam. Des jeunes de la commune d’Abobo qui surveillaient leur quartier depuis les descentes mortelles des Fds après le conflit post-électoral, ont dépoté les conteneurs et se sont emparés des armes. Mieux, des armes ont disparu au 3ème bataillon délocalisé dans les environs d’Anyama. Est-ce l’armée officielle ou une section ou des miliciens affectés à la cause ? La certitude est que des individus en tenues de l’armée ivoirienne ont décidé de ‘’descendre sur Abobo et récupérer les armes volées’’. Manque de pot, les voleurs savent se servir parfaitement des armes volées et attendaient l’arrivée du propriétaire. Mieux, ils étaient informés dans les détails près de l’arrivée de ceux-ci. Ces derniers donc, tombés dans l’embuscade tendue en conséquence par les riverains le lundi et les affrontements donneront six véhicules de l’armée détruits et plus d’une soixantaine de morts. Selon nos informations, les vrais soldats n’ont pas voulu prendre part aux opérations, car selon ces hommes de métier rien ne justifiait ces attaques. Ce sont donc des miliciens qui, à coups de primes se sont engagés pour l’opération. D’où le très grand nombre de perte dans les rangs de notre armée.

DADIS. K


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