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Les rebelles attaquent la Bae et le camp Commando de Koumassi
Publié le samedi 15 janvier 2011   |  Le Temps


Crise
© Reuters
Mercredi 12 janvier 2011. Abidjan. Affrontements meurtriers entre des éléments des Forces de défense et de sécurité et la population dans la commune d`Abobo.


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Après leur défaite à Abobo, les rebelles d’Alassane Ouattara semblent ne plus être intéressés par la prise de cette commune. Où ils ont vu le feu des Forces de défense et de sécurité (Fds).

«Laissons Abobo pour le moment». C’est le chef rebelle Chérif Ousmane qui l’a recommandé à ses hommes, qui ont perdu leur chef Koné. Transportés par voie aérienne par les soldats de l’Onuci, avec certains éléments des Fafn, le Commandant de la compagnie « Guépard » s’est entretenu avec ses hommes sur place à Abidjan, au 43e Bima, en présence de Kassoum, un doyen de Bouaké, Inza, un certain Ahmed et dessoldats Licorne. Preuves palpables que soldats français et onusiens en Côte d’Ivoire ont pris fait et cause pour les rebelles ivoiriens. Ils les assistent en moyens logistiques et les renseignents, de façon permanente sur tous les mouvements des Fds.

En maître de cérémonie, Chérif Ousmane s’est adressé à ses hommes en ces termes : «Je compte sur vous pour Abidjan. Ceux qui sont morts à Abobo, c’est Dieu qui l’a voulu. Laissons le passé et regardons devant nous».Les rebelles s’organisent donc pour mettre l’assaut sur d’autres communes du Districts d’Abidjan. Mais avec quels moyens et quand ?

Sur ces interrogations, nos sources militaires étrangères qui ont eu vent de cette rencontre secrète, rapportent les réponses de Chérif Ousmane, dans son one man show : «A partir de lundi prochain, faites encore tout possible pour attaquer le quartier Port-Bouët II à Yopougon et derrière l’aéroport (Adjouffou)». En réalité, c’est la Brigade anti-émeute (Bae) qui leur a infligé une correction exemplaire à Abobo qu’ils visent. Pou réussir ces agressions programmées, il compte sur les renforts déposés à Abobo. «Faites-les venir sur Port-Bouët II», leur a-t-il recommandé.

Ce n’est pas tout. Une autre attaque est prévue sur la commune de Koumassi. Tout partira du terminus du bus 5. Où selon, nos mêmes sources, dix-sept (17) mercenaires les y attendent déjà.

Ces derniers auront pour soutien -une fois que la bataille sera engagée-, une « Jeep » qui va les soutenir en armes. Dans cette commune, c’est le camp Commando de Koumassi qui les intéresse.

Quant à Chérif Ousmane, il dit se préparer pour la prise de Yamoussoukro.

Mais là où le bât blesse, c’est que tous ces hommes qui se sont engés aux côtés de Ouattara et qui perdent leurs vies (pour certains), combattent à crédit. Le nerf de la guerre semble leur faire défaut. En effet, dans le milieu des combattants rebelles qui ont vu leurs camarades mourir à Abobo, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Et s’interrogent sur leur sort. D’autant plus que s’ils tombent au front, c’en est fini. En témoigne les dires de Chérif Ousmane : « ceux qui sont morts à Abobo, c’est Dieu qui l’a voulu (…) laissons le passé et regardons devant nous ». « Autant avoir notre argent maintenant. On ne sait jamais », murmurent certains rebelles.

« Présentement, on n’a pas d’argent », répond Chérif Ousmane à qui veut l’entendre. Alors question : Alassane Ouattara serait-il à bout de souffle financièrement. Puisque leur argent leur vient directement du président du Rdr.

Salyff Guélasséhanda


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