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Politique

Coup d’Etat constitutionnel : Gbagbo vit dans l’illusion d’un Pouvoir
Publié le samedi 15 janvier 2011   |  Le Patriote




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Un roi déchu qui se complait dans une illusion de règne. Ainsi peut-être caricaturée l’attitude de Laurent Gbagbo. Petit à petit, celui qui squatte actuellement illégalement le palais présidentiel est en train d’être réduit à sa plus simple expression. A part une partie de l’armée acquise à sa cause pour des raisons claniques, Laurent Gbagbo ne contrôle plus rien. Les leviers du pouvoir sont de plus en plus en train de lui échapper. Le travail de sape opéré par le président Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, commence à payer. Le clan Gbagbo essuie des revers diplomatiques de par le monde. Les menaces de la communauté internationale de ne reconnaître que le président Ouattara commence à être pris au sérieux. Franck Guéi qui fait partie du gouvernement fantoche du Pr. Aké N’Gbo en a fait les frais lorsqu’il a voulu se rendre au Rwanda pour la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans. « Le gouvernement auquel vous appartenez est illégitime », lui ont rétorqué les autorités rwandaises. Avant lui, les ambassadeurs de la Grande Bretagne, du Canada, de l’Union européenne, à l’ONU, de France et des Etats-Unis ont été victimes des turpitudes du chef de la refondation. Ils ont tout simplement été remplacés par le président Alassane Dramane Ouattara. Pour leur soutien à Laurent Gbagbo. Sur le plan diplomatique, le président Laurent Gbagbo est en train de se rendre compte qu’il a perdu la bataille. En dépit de la menace du principe de la réciprocité qu’il a enclenché, le rappel des ambassadeurs du Canada et des Etats-Unis a été royalement ignoré par les deux pays. «Nous ne reconnaissons que les déclarations du président Alassane Ouattara», ont répondu Londres et Ottawa. Quant à l’ONU, la demande de retrait de sa mission en Côte d’Ivoire par le camp Laurent Gbagbo a été prise comme une plaisanterie de mauvais goût à laquelle il ne faut accorder aucune importance. Aujourd’hui, sur ce plan, l’étau se resserre davantage autour du dictateur de la lagune Ebrié. Aucun pays sérieux ne souhaite avoir des contacts avec le régime FPI. L’isolement du régime illégitime de Laurent Gbagbo ne se limite pas seulement à ce niveau. Aujourd’hui, à la BCEAO, seule la signature du docteur Alassane Dramane Ouattara est reconnue. La dernière réunion de l’UEMOA au Mali a confirmé cette décision. En attendant que la réunion des chefs d’Etat qui aura lieu le mois prochain puisse définitivement trancher la question. Pour payer les salaires du mois de décembre, Laurent Gbagbo et ses financiers ont été obligés de puiser dans les dernières réserves. La paie des salaires du mois de janvier risque s’annonce hypothétique après la décision prise par la dernière réunion des ministres de l’Economie et des Finances de l’UEMOA de ne reconnaître que la signature du président élu de la Côte d’Ivoire. Même si du côté du palais du Plateau, on se prépare au niveau du Trésor à contourner cette mesure, il faut reconnaître que le blocage de tous les comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO sonne le glas d’un régime vermoulu et fini. Car, ne dit-on pas que l’argent est le nerf de la guerre ? A cette allure, Laurent Gbagbo qui entretient encore une illusion de pouvoir, risque d’être rattrapé par la réalité. D’autant qu’au niveau de l’armée, les lignes commencent à bouger. Depuis les attaques d’Abobo, les forces de défense et de sécurité sont de plus en plus divisées. Les lourdes pertes essuyées par les FDS le mardi et mercredi derniers lors des attaques d’Abobo, ont créé des dissensions au sein de l’armée. Au cours d’un conseil de guerre convoqué par Gbagbo à la résidence des chefs d’Etat de Côte d’Ivoire le mercredi dernier, certains officiers ont clairement exprimé leur désaccord sur l’opération militaire qui a eu lieu dans la commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire. Dans les différents corps, les réticences commencent à se faire entendre. De nombreux éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée disent ne plus vouloir « donner leur poitrine pour quelqu’un qui n’a pas gagné les élections ». Plus le temps s’égraine, plus le régime de Laurent Gbagbo perd ses derniers soutiens. Laurent Gbagbo, malgré tout, préfère entretenir l’illusion d’un pouvoir virtuel. C’est-à-dire qui n’existe que dans sa tête.

Jean-Claude Coulibaly


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