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Politique

Accusés de rouler pour Gbagbo : Les évêques s`expliquent et s`enfoncent
Publié le samedi 15 janvier 2011   |  Le Patriote


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© Présidence par Aristide
Lundi 13 décembre 2010. Abidjan. Hôtel du Golf


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Il n’est pas du tout beau de voir des serviteurs de Dieu s’expliquer ! Malheureusement, c’est le cas ces derniers temps. Dans un courrier paru mercredi dernier dans Fraternité Matin et dans une mise au point postée hier dans les boites électroniques des rédactions, les Evêques de Côte d’Ivoire ont voulu préciser la pensée de la déclaration de la Conférence épiscopale du 3 janvier dernier. Mais en voulant clarifier leurs propos, les bergers de l’Eglise catholique se sont enfoncés davantage. Personne en Côte d’Ivoire, n’est opposé au dialogue. Mais ce que les Ivoiriens reprochent aux gardiens de l’Eglise catholique, c’est de ne pas reconnaître que c’est le candidat du RHDP qui a gagné l’élection et conseiller à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, s’il aime le peuple de Côte d’Ivoire. Au lieu de cela, les gardiens de l’église catholiques s’en prennent à l’ONU qu’ils accusent d’envenimer la situation. Alors qu’en tant que serviteurs de Dieu, il est de leur devoir de reconnaître au moins que Paul Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel, n’a pas dit le droit. En parlant de « tutelle internationale », du « principe de l’égalité souveraine des Etats » ou encore de « l’autonomie constitutionnelle », ces derniers font le jeu du camp Gbagbo qui, justement à court d’arguments, veut entraîner l’opinion nationale et internationale dans une fausse polémique nationaliste qui n’apporte rien à la résolution de cette crise. En d’autres termes, les décideurs de l’église catholique souhaitent enfermer les Ivoiriens qui ont voté dans leur large majorité pour le président Ouattara, dans un débat qui risque à la longue le déni électoral que Laurent Gbagbo tente d’imposer à tout le monde. Pour la plupart des membres du clergé catholique, la détermination de la communauté internationale à faire respecter la volonté du peuple clairement exprimée le 28 novembre, est une déclaration de guerre contre la Côte d’Ivoire. A partir de ce moment, l’on comprend aisément pourquoi les décideurs de l’église catholique, dans leur majorité, ont jusqu’ici observé la langue de bois dans cette crise. La crise que connaît la Côte d’Ivoire est due au refus de Laurent Gbagbo et ses camarades de reconnaître le verdict des urnes. Les efforts pour amener les Ivoiriens à se parler doivent d’abord aller dans ce sens. Or que constate-t-on chez les pasteurs de l’église catholique? Une propension à épouser les thèses d’un camp pour dénier au peuple son droit de choisir qui il veut à la tête de la Côte d’ivoire. Il ne peut y avoir de « dialogue vrai » sans reconnaissance de la volonté du peuple qui veut que ce soit le docteur Alassane Ouattara qui conduise sa destinée pour les cinq prochaines années. Il ne peut y avoir non plus de concertation fraternelle en dehors de la reconnaissance de cette réalité. « Préserver la dignité et la souveraineté de notre pays » suppose que celui à qui le peuple, seul détenteur de la souveraineté, a confié l’exercice du pouvoir soit reconnu aussi bien à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. « Chercher à faire respecter les institutions du pays » implique que l’on respecte les règles de la démocratie.

Pour la simple raison que celui qui est censé être au-dessus de toutes les institutions dans une démocratie doit tirer sa légitimité du peuple. Le clergé veut que l’on sacrifie la volonté du peuple sur l’autel du dialogue et au profit d’un individu qui le méprise. Ce serait une grave erreur, car on ne soigne pas un cancer avec de l’aspirine.

Jean-Claude Coulibaly


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